Ellen G. White Writings

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Conseils á L'Eglise, Page 135

Chapitre 31 — Le choix des lectures

L'éducation a pour but de préparer les facultés physiques, intellectuelles et spirituelles en vue d'un accomplissement aussi parfait que possible des devoirs de la vie. La force de résistance et l'activité du cerveau sont amoindries ou augmentées suivant l'emploi que nous en faisons. Il faut soumettre l'esprit à une discipline qui ait pour résultat le développement de toutes les facultés.

Bien des jeunes gens sont avides de lecture; ils voudraient lire tout ce qui leur tombe sous la main. Qu'ils prennent garde à ce qu'ils lisent aussi bien qu'à ce qu'ils entendent. Il m'a été montré qu'ils courent un sérieux danger de se laisser contaminer par de mauvaises lectures. Satan a mille et une manières de troubler les jeunes esprits. La moindre inattention peut être fatale. Il faut établir une sentinelle sur son esprit, pour ne pas se laisser séduire par les tentations de l'ennemi. — Message à la jeunesse, 269.

L'influence des lectures malsaines

Satan sait que l'intelligence est puissamment affectée par ce dont elle se nourrit. Il s'efforce d'entraîner les jeunes gens comme les personnes âgées dans des lectures de romans et d'ouvrages fictifs. De telles lectures rendent incapables d'accomplir les devoirs immédiats. Ceux qui s'y adonnent vivent dans un monde de rêves et perdent le désir de sonder les Ecritures pour se nourrir de la manne céleste. L'intelligence, qui aurait besoin d'être fortifiée, se trouve, au contraire, affaiblie; elle devient incapable d'étudier les grandes vérités qui touchent à la mission et à l'œuvre du Christ, vérités qui auraient pour effet de fortifier l'intelligence, d'éveiller l'imagination, d'allumer un désir irrésistible de vaincre comme le Christ a vaincu. — Message à la jeunesse, 269, 270.

Si l'on pouvait brûler une grande partie des livres qui sont édités, on arrêterait une plaie qui ravage les esprits et les cœurs. Les romans d'amour, les récits frivoles et excitants, et même les romans religieux, où l'auteur cherche à dégager une leçon morale, sont une vraie malédiction pour les lecteurs. Un roman peut être tout rempli de sentiments religieux; dans la plupart des cas, Satan s'y déguise en ange de lumière pour mieux tromper et séduire. Personne ne doit se croire si ferme dans ses principes, si garanti contre la tentation, qu'il puisse, sans danger, s'adonner à de telles lectures. — Ibid., 270.

Les lecteurs de romans cultivent une mauvaise habitude qui détruit la spiritualité et qui éclipse la beauté des pages sacrées. Ces lectures créent une excitation malsaine, elles enfièvrent l'imagination, rendent l'intelligence incapable d'occupations utiles, déshabituent l'âme de la prière, et ôtent le goût des principes spirituels. — Ibid., 270.

Dieu a doué beaucoup de nos jeunes gens de capacités supérieures; trop souvent, cependant, ils ont énervé leurs facultés, affaibli leur intelligence par de mauvaises lectures, si bien que pendant des années, ils n'ont pas fait de progrès dans la grâce ni dans la connaissance religieuse. A la prochaine venue du seigneur, par un merveilleux changement, ce qui est corruptible revêtira l'incorruptibilité; ceux qui attendent cet événement devraient, tandis que dure le temps de grâce, se maintenir sur un plan plus élevé. — Ibid., 270.

Chers jeunes gens, interrogez votre propre expérience pour savoir quelle influence exercent les histoires excitantes. Pouvez-vous, après de telles lectures, ouvrir la Bible et prêter attention aux paroles de la vie? Le livre de Dieu n'a-t-il pas perdu tout intérêt pour vous? Le charme d'une histoire d'amour exerce une action malfaisante sur l'esprit, vous empêchant de

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