Ellen G. White Writings

<< Back Forward >>

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»

Conseils á L'Eglise, Page 255

Chapitre 57 — Notre attitude à l'égard des autorités civiles et de la loi

L'apôtre indiquait nettement l'attitude que les croyants devaient observer envers les autorités. “Soyez soumis, disait-il à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. Car c'est la volonté de Dieu qu'en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés, étant libre, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu. Honorez tout le monde; aimez les frères, craignez Dieu; honorez le roi.” 1 Pierre 2:13-17. — Conquérants pacifiques, 467.

Il y a des autorités établies et des lois qui régissent les peuples. S'il n'en était pas ainsi, la condition du monde serait pire encore. Il y a de bonnes lois et il y en a de mauvaises. Ces dernières n'ont cessé d'augmenter, ce qui nous causera à l'avenir de grandes difficultés. Mais Dieu aidera son peuple à rester fermement attaché aux principes enseignés par sa Parole.

Il m'a été montré que nous devons obéir aux lois de notre pays, à moins que celles-ci n'entrent en conflit avec la loi bien supérieure que Dieu proclama distinctement sur le mont Sinaï, et qu'il grava plus tard de ses doigts sur une pierre. “Je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.” Celui qui a la loi de Dieu inscrite dans son cœur obéira à Dieu plutôt qu'aux hommes; et très vite, il préfèrera désobéir aux hommes plutôt que de violer ne serait-ce qu'un commandement de Dieu. Le peuple de Dieu instruit par vérité inspirée, et animé par le désir de vivre selon chaque parole prononcée par Dieu, prendra sa loi, inscrite dans son cœur, comme la seule autorité qu'il reconnaît et à laquelle il accepte d'obéir. La sagesse et l'autorité de la loi divine sont suprêmes.

Jésus vivait sous un gouvernement corrompu et tyrannique; on voyait partout des abus criants, des extorsions, de l'intolérance, d'horribles cruautés. Cependant le Sauveur ne tenta aucune réforme politique. Il n'attaqua pas les abus nationaux, il ne condamna pas les ennemis de sa nation. Il ne s'ingéra pas dans les affaires de l'autorité et de l'administration du pouvoir en exercice. Celui qui est notre modèle se tint à l'écart des gouvernements terrestres. Non qu'il fût indifférent aux maux des hommes, mais parce que le remède ne résidait pas uniquement dans des mesures humaines et externes. Pour réussir, il convient d'atteindre les individus et régénérer les cœurs. — Jésus Christ, 506.

Bien souvent, on voulut faire trancher au Christ des différends politiques, mais il refusa d'intervenir dans ces questions... Il vécut dans notre monde comme le chef du grand royaume spirituel qu'il était venu établir; le royaume de justice. Son enseignement établissait solidement les principes nobles et saints sur lesquels ce royaume est bâti. Il montrait que la justice, la miséricorde et l'amour sont les grandes lois qui régissent le royaume de Dieu. — Ministère évangélique, 387.

Les espions vinrent auprès de lui et avec une apparente sincérité, comme s'ils eussent désiré être instruits sur leur devoir, ils dirent: “Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture, et que tu ne fais pas de considération de personne, mais que tu nous enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Nous est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?” — Jésus Christ, 597.

La réponse du Christ loin d'être une échappatoire, est une réponse candide. Tenant dans sa main la monnaie romaine, avec le nom et l'effigie de César, il déclara que puisqu'ils vivaient sous la protection du pouvoir romain ils avaient le devoir de lui rendre ce qui lui était dû aussi longtemps que cela n'entrait pas en conflit avec un devoir supérieur. — Jésus Christ, 598.

“Etonnés de cette réponse” de Jésus, les pharisiens “le quittèrent et s'en allèrent”. Il leur avait reproché leur hypocrisie et présomption; en même temps, il avait établi un grand principe qui définit clairement les limites entre les devoirs de l'homme à l'égard du gouvernement civil et ses devoirs envers Dieu. — Jésus Christ, 599.

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»