Ellen G. White Writings

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Conseils á L'Eglise, Page 26

Chapitre 2 — Le temps de la fin

Nous vivons au temps de la fin. La succession rapide des signes des temps proclame l'imminence de la venue du Seigneur. Nous sommes à une époque importante et solennelle. L'Esprit de Dieu se retire de la terre, peu à peu mais sans arrêt. Déjà plaies et jugements frappent les contempteurs de la grâce divine. Calamités sur terre et sur mer, instabilité de l'état social, menaces de guerres: autant de mauvais présages annonçant la proximité d'événements d'une gravité inouïe.

Les forces du mal se coalisent et s'accroissent en vue de la crise finale. De grands changements vont bientôt se produire dans le monde, et les événements de la fin, se précipiter.

L'état actuel des choses montre que des temps troublés vont fondre sur nous. Les journaux sont remplis d'allusions à un conflit formidable devant se produire à brève échéance. Des cambriolages audacieux arrivent fréquemment, les grèves sont communes, les vols et les meurtres se multiplient. Des vies d'hommes et d'enfants sont supprimées par des individus soumis à des esprits démoniaques. Le vice sévit et le mal prévaut sous toutes ses formes.

Satan a réussi à pervertir la justice, et à remplir les cœurs du désir de réaliser des gains illicites. “La délivrance s'est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher.” Ésaïe 59:14. Les grandes villes comptent de multitudes de miséreux, privés presque complètement de nourriture, de vêtements et d'abri, alors que l'on rencontre dans les mêmes villes des gens qui possèdent plus que le cœur ne peut souhaiter, qui vivent dans le luxe, dépensant leur argent en maisons richement meublées, ou ce qui est pis, pour des gourmandises, des liqueurs, du tabac et d'autres choses tendant à détruire les facultés intellectuelles, à troubler l'esprit et à souiller l'âme. Les cris des foules mourant d'inanition montent jusque vers Dieu, tandis que des hommes amassent des fortunes colossales par toutes sortes d'oppressions et d'extorsions.

Un soir, me trouvant à New York, je considérais des édifices s'élevant, étage sur étage, vers le ciel. Ces immeubles, garantis d'incombustibles, faisaient la gloire de leurs propriétaires et de leurs constructeurs. On avait employé à leur construction les matériaux les plus coûteux, sans se demander comment on pourrait le mieux glorifier le Seigneur.

Je me disais: “Si seulement ceux qui emploient ainsi leurs richesses pouvaient se voir comme Dieu les voit! Ils construisent des édifices magnifiques, mais leurs plans et leurs inventions ne sont que folie aux yeux de celui qui règne sur l'univers. Ils ne se demandent pas comment ils pourraient glorifier Dieu de tout leur cœur et de tout leur esprit. C'est cependant le premier devoir de l'homme, mais ils l'ont perdu de vue.”

Tandis que s'élevaient ces constructions, leurs propriétaires se réjouissaient orgueilleusement d'avoir assez d'argent pour satisfaire leurs ambitions et exciter la jalousie de leurs voisins. Mais une grande partie de cet argent avait été obtenu d'une manière injuste, en exploitant le pauvre. Ils oubliaient qu'au ciel toute transaction, tout acte inique et toute affaire frauduleuse sont enregistrés. Il arrivera que les gens atteignent dans la fraude et l'insolence une limite que Dieu ne leur permettra pas de dépasser. Ils apprendront alors qu'il y a des bornes à la patience de Jéhovah.

Puis une autre scène passa devant moi. On donnait l'alarme: un incendie s'était déclaré. Des hommes regardaient ces immenses édifices supposés à l'abri du feu, et disaient: “Ils sont absolument hors de danger.” Mais ces constructions furent consumées comme de la poix. Les

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