Ellen G. White Writings

<< Back Forward >>

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»

Conseils á L'Eglise, Page 31

Chapitre 4 — Union avec le Christ et amour fraternel

Un avec le Christ en Dieu

Le dessein de Dieu est que ses enfants soient pleinement unis. N'espèrent-ils pas vivre ensemble dans le même ciel? Le Christ est-il divisé? Ses disciples pourraient-ils prospérer avant d'avoir ôté du milieu d'eux toute discorde et toute critique? Qu'ils travaillent pour lui dans une parfaite unité, consacrant leurs cœurs, leurs pensées et leurs forces à cette œuvre sacrée. L'union fait la force; la désunion, la faiblesse. Unis les uns aux autres, œuvrant ensemble, dans l'harmonie, au salut de leurs semblables, ils seront “ouvriers avec Dieu”. Ceux qui refusent de le faire déshonorent le Seigneur. L'ennemi des âmes se réjouit lorsqu'il voit des enfants de Dieu se combattre les uns les autres. De telles personnes ont besoin de cultiver l'amour fraternel. Si elles pouvaient soulever le voile qui cache l'avenir, elles seraient certainement amenées à se repentir. — Témoignages pour l'Église 3:289, 290.

L'union avec le Christ et avec les uns et les autres constitue notre seule sauvegarde

Le monde regarde avec satisfaction la désunion des chrétiens; les impies s'en réjouissent. Le Seigneur désire qu'un changement se produise parmi son peuple. L'union avec le Christ et les uns avec les autres constituent notre seule sauvegarde en ces derniers jours. Ne laissons pas à Satan la possibilité de dire de nos membres: “Voyez comme ces gens, qui arborent la bannière du Christ, se haïssent! Je n'ai rien à craindre d'eux, puisqu'ils passent plus le temps à lutter les uns contre les autres qu'à combattre contre moi.”

Après l'effusion du Saint Esprit, les disciples partirent proclamer la bonne nouvelle d'un Sauveur ressuscité, et leur seul désir était de sauver des âmes. Ils jouissaient des douceurs de la communion des saints. Affectueux, prévenants, ils étaient disposés à faire n'importe quel sacrifice pour la vérité. Dans leurs relations quotidiennes les uns avec les autres, ils manifestaient l'amour que le Christ leur avait ordonné de révéler au monde. Ils s'efforçaient, par des paroles et par des actes désintéressés, d'allumer la flamme de cet amour dans d'autres cœurs.

Les croyants devaient continuer à cultiver la charité qui remplissait le cœur des apôtres après l'effusion du Saint Esprit, et aller de l'avant en obéissant au commandement nouveau: “Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres.” Jean 13:34. Etroitement unis en Christ, ils seraient rendus capables d'obéir à ses ordres. Ils magnifieraient la puissance d'un Sauveur qui pouvait les justifier par sa justice.

Mais les premiers chrétiens commencèrent à regarder leurs défauts réciproques. En s'attardant sur leurs fautes, en se livrant à la critique, ils perdirent de vue le Sauveur et le grand amour qu'il avait manifesté envers le pécheur. Ils devinrent plus stricts concernant les cérémonies extérieures, plus pointilleux sur la théorie de la foi, plus sévères dans leurs critiques. Dans leur zèle à condamner leurs semblables, ils oubliaient leurs propres erreurs. Ils négligeaient les leçons d'amour fraternel que leur avait enseignées le Christ, et, ce qui est plus triste, ils étaient inconscients de ce qu'ils avaient perdu. Ils ne comprenaient pas que leur bonheur et la joie s'éloignaient d'eux, et que bientôt, ayant banni de leurs cœurs l'amour de Dieu, ils marcheraient dans les ténèbres.

L'apôtre Jean, comprenant que l'amour fraternel disparaissait de l'Eglise, insistait tout particulièrement sur ce point. Jusqu'à sa mort, il supplia les croyants de persévérer dans l'amour. Ses lettres aux églises sont remplies de cette pensée. “Bien-aimés, disait-il, aimons-nous les uns

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»