Ellen G. White Writings

<< Back Forward >>

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»

Conseils á L'Eglise, Page 34

Chapitre 5 — Christ, notre justice

“Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et nous purifier de toute iniquité.” 1 Jean 1:9.

Dieu nous demande de confesser nos péchés et d'humilier nos cœurs devant lui; en même temps que nous devrions nous confier en lui comme en un tendre père qui n'abandonnera pas celui qui se fie à lui. Plusieurs d'entre nous marchent par la vue, et non par la foi. Nous croyons à ce que nous voyons, mais nous n'apprécions pas à leur juste valeur les promesses de la Parole de Dieu; or le plus grand déshonneur que l'on puisse faire à Dieu c'est de montrer que nous nous défions de ce qu'il dit, et que nous en sommes à nous demander si réellement le Seigneur s'inquiète de notre sort ou bien s'il nous déçoit.

Dieu ne nous rejette pas à cause de nos péchés. Il peut nous arriver de commettre des fautes et par là contrister son esprit; si nous nous repentons, si nous venons à lui les cœurs contrits, il ne nous enverra pas à vide. Il y a des obstacles à enlever. De mauvais sentiments ont été entretenus, il y a eu de l'orgueil, de la propre suffisance, de l'impatience, des murmures. Toutes ces choses tendent à nous séparer de Dieu. Les péchés doivent être confessés; la grâce doit accomplir en nous une œuvre plus profonde. Ceux qui se sentent faibles et découragés ont la possibilité de devenir forts pour Dieu, et d'accomplir une noble tâche pour le Maître. Mais ils doivent se placer sur un plan plus élevé et ne pas se laisser influencer par des motifs égoïstes.

Il nous faut nous laisser instruire à l'école du Christ. Rien sinon sa justice ne peut nous conférer le droit de jouir de l'un quelconque des bienfaits de l'alliance de grâce. Ces bienfaits ont été longtemps l'objet de nos désirs et de nos efforts; si nous ne les avons pas reçus, c'est que nous avons caressé l'idée de pouvoir faire quelque chose de nous-mêmes pour les mériter. Nous n'avons pas détourné nos regards de nous-mêmes, croyant que Jésus est un Sauveur vivant. Ne pensons pas que notre propre grâce et nos mérites personnels pourront nous sauver; la grâce du Christ: voilà notre seul espoir de salut. Le Seigneur nous a fait une promesse par son prophète: “Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées; qu'il retourne à l'Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.” Ésaïe 55:7. Acceptons cette promesse toute nue, et ne prenons pas le sentiment pour de la foi. Quand nous nous confierons entièrement en Dieu, et que nous nous appuierons sur les mérites de Jésus, le Sauveur qui pardonne les péchés, nous recevrons tout le secours désirable.

Nous regardons à nous-mêmes, comme si nous avions le pouvoir de nous sauver; or Jésus est mort pour nous justement parce que nous en sommes incapables. Nous ne devrions pas nous laisser aller au découragement, comme si nous n'avions pas un Sauveur, ou s'il n'avait aucune intention miséricordieuse en ce qui nous concerne. En ce moment même il poursuit une œuvre en notre faveur et il nous invite à nous approcher de lui avec notre impuissance, pour être sauvés par lui. Notre incrédulité le déshonore. C'est étonnant de voir comment nous traitons notre meilleur ami, combien peu de confiance nous avons en lui qui est capable de nous sauver parfaitement et qui nous a donné tant de preuves de son grand amour.

Mes frères, vous attendez-vous à ce que votre amour vous recommande à la faveur divine; pensez-vous devoir être affranchis du péché avant de vous confier à son pouvoir salutaire? Si ce sont là les pensées qui s'agitent dans votre esprit, je crains que vous n'obteniez aucune force et que pour finir vous vous découragiez.

Au désert, quand le Seigneur permit à des serpents venimeux de mordre les Israélites rebelles, Moïse reçut l'ordre de dresser un serpent d'airain et d'inviter tous les blessés à le regarder et à vivre. Plusieurs ne crurent pas à l'efficacité du remède indiqué par le Ciel. Entourés qu'ils étaient de mort et de mourants, ils se savaient perdus sans le secours divin; ils continuaient

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»