Ellen G. White Writings

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Heureux ceux qui, Page 101

Aimez-vous les uns les autres

“Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés.”

Quand les hommes s'efforcent de mériter le salut par leurs propres œuvres, ils sont inévitablement amenés à imaginer des préceptes qu'ils dressent comme des barrières contre le péché. Dans leur impuissance à observer la loi, ils imaginent des codes et des règlements impératifs dans l'espoir d'y parvenir. Mais tous ces efforts ont pour effet de détourner l'homme de son Créateur pour le ramener à lui-même. L'amour de Dieu s'éteint dans son cœur en même temps que l'amour du prochain. Les codes humains, avec leurs innombrables prescriptions, amènent leurs partisans à condamner tous ceux qui ne s'y conforment pas exactement. Cette atmosphère d'égoïsme et de critique mesquine étouffe tout sentiment noble et généreux et transforme les hommes en juges prétentieux et en espions.

Tels étaient les pharisiens. Ils sortaient de leurs services religieux, non pas humiliés par le sentiment de leur propre faiblesse, ni reconnaissants envers Dieu pour les grands privilèges qu'ils avaient reçus de lui, mais enflés d'un orgueil spirituel qui leur faisait dire: moi, mes sentiments, mes connaissances, mes habitudes. Jugeant les autres d'après leurs conceptions personnelles, drapés dans leur propre dignité et s'érigeant en juges, ils se condamnaient mutuellement du haut de leur tribunal.

Le même esprit était largement répandu parmi les gens du peuple, où, violant le domaine de la conscience, on se permettait de

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