Ellen G. White Writings

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Heureux ceux qui, Page 11

Sur la montagne

Pour prononcer, en présence de ses disciples et de la multitude, son incomparable Sermon sur la montagne, Jésus choisit comme cadre le “mont des Béatitudes”, situé près du lac de Génésareth, en Galilée.

Essayons d'évoquer cette scène en nous mêlant aux auditeurs. Ouvrons nos cœurs aux sentiments qui devaient agiter la foule à cette occasion et cherchons à comprendre ce que les paroles de Jésus pouvaient signifier pour elle. Qui sait si les principes énoncés dans son manifeste par celui qui s'appelait le futur “Roi d'Israël” n'apporteraient pas aujourd'hui un remède souverain à la maladie mortelle dont souffre l'humanité? Qui sait si les vérités proclamées par le plus sublime des docteurs en son discours inaugural ne recèleraient point une vie et une beauté nouvelles capables — si elles étaient reçues et pratiquées — de régénérer notre société chancelante?

Lorsque Jésus parut, le peuple juif avait de l'œuvre du Messie une conception si erronée qu'il ne la comprit pas et ne voulut pas l'accueillir. La vraie piété s'était perdue dans les traditions et le formalisme, et les prophéties étaient interprétées par des hommes orgueilleux et mondains.

Les Juifs attendaient, non pas un Messie qui les guérirait de leurs vices, mais un prince puissant qui soumettrait toutes les nations à la suprématie du “lion de la tribu de Juda”. C'est en vain que Jean-Baptiste, animé de la puissance des anciens prophètes, les avait appelés à la conversion, en vain que, sur les rives du Jourdain, il avait montré Jésus, “l'agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde”, en vain, aussi, que Dieu avait voulu attirer leur attention sur les prophéties d'Ésaïe annonçant les souffrances du Sauveur; ils ne voulurent rien entendre.

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