Ellen G. White Writings

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Heureux ceux qui, Page 12

Si les docteurs de la loi et les chefs d'Israël s'étaient abandonnés à sa grâce salutaire, Jésus aurait fait d'eux ses ambassadeurs auprès du monde entier.

C'est en Judée tout d'abord que le royaume des cieux avait été proclamé et que l'appel à la conversion avait retenti. En chassant les vendeurs du temple de Jérusalem, Jésus s'était présenté comme le Messie, celui qui pouvait purifier les âmes du péché et faire de son peuple une nation sainte. Mais les chefs juifs manquaient de l'humilité, nécessaire pour recevoir le doux Maître de Nazareth. Lors de sa seconde visite à Jérusalem, Jésus avait été conduit devant le Sanhédrin, et seule la crainte du peuple avait retenu ces dignitaires d'attenter à ses jours. Quittant la Judée, il avait alors entrepris son ministère en Galilée.

Pendant plusieurs mois Jésus avait parcouru la contrée, et son message: “Le royaume des cieux est proche” avait éveillé l'attention de toutes les classes de la société, avivant la flamme de leurs ambitieuses espérances. La réputation du nouveau maître avait dépassé les frontières de la Palestine et, malgré l'attitude hostile des chefs à son égard, le sentiment qu'il pouvait être le libérateur attendu s'était répandu de proche en proche. Des foules s'attachaient à ses pas et l'enthousiasme populaire était à son comble.

L'heure était venue pour ceux de ses disciples qui lui avaient été le plus étroitement associés de resserrer encore leur intimité avec lui en participant plus directement à son ministère en faveur de ces foules, abandonnées comme un troupeau sans berger. Quelques-uns d'entre eux le suivaient depuis le début de sa vie publique et les Douze étaient presque tous considérés comme des membres de sa famille. Pourtant, eux aussi, égarés par l'enseignement des chefs, partageaient l'attente populaire d'un royaume terrestre, et ne pouvaient comprendre l'attitude du Maître. Déjà, le fait qu'il ne recherchait ni l'appui des prêtres ni celui des rabbins et ne faisait rien pour établir son autorité royale les avait grandement troublés. Une transformation devait s'accomplir en eux leur permettant de remplir le mandat sacré qui devait leur être confié avant l'ascension de leur Maître. Toutefois ils avaient répondu à son amour et, malgré leur lenteur à croire, Jésus avait vu en eux ceux qu'il pourrait former et discipliner pour le seconder dans son ministère.

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