Ellen G. White Writings

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Heureux ceux qui, Page 20

ne peut décrire les angoisses de son âme. Ce sont nos forfaits qui l'ont meurtri et brisé. Consumé par un désir sans bornes de soulager les maux et la misère de la multitude, son cœur était d'autant plus navré de la voir refuser de venir à lui pour avoir la vie.

Tous les vrais disciples éprouveront les mêmes sentiments. À mesure que son amour agira sur eux, ils se mettront à l'œuvre pour travailler au salut des perdus. Ayant participé à ses souffrances, ils participeront aussi à sa gloire. Unis avec lui dans son œuvre, ayant pris part comme lui à la coupe de douleur, ils auront aussi part à sa joie.

C'est par ses souffrances que Jésus s'est qualifié pour le ministère de la consolation. Le tourment de l'humanité le désole. “Ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.” Hébreux 2:18. Toute âme qui aura souffert avec le Sauveur sera digne de prendre part à son ministère. Car, “de même que les souffrances du Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par le Christ”. 2 Corinthiens 1:5. Le Seigneur accorde à celui qui est affligé une grâce particulière qui lui permet d'attendrir les cœurs et de les sauver. Son amour rafraîchit ceux dont l'âme est brisée et meurtrie, et devient un baume pour ceux qui sont dans la souffrance. “Béni soit Dieu, [...] le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction!” 2 Corinthiens 1:3, 4.

“Heureux les doux, car ils hériteront la terre.”

Les béatitudes indiquent une marche progressive dans la vie chrétienne. L'homme, que la tristesse due à son péché et le sentiment de son néant ont conduit aux pieds du Christ et qui s'est assis avec lui à l'école de la douleur, apprendra de ce divin Maître la véritable douceur. Répondre aux mauvais traitements par l'indulgence et la patience, quelle nouveauté, pour les païens comme pour les Juifs! La déclaration inspirée selon laquelle Moïse était l'homme le plus doux de la terre n'aurait pas été considérée par les contemporains de Jésus comme une louange. Elle aurait plutôt éveillé leur

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