Ellen G. White Writings

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Heureux ceux qui, Page 21

pitié ou leur mépris. Mais le Sauveur place la douceur parmi les premières qualités requises pour entrer dans son royaume. Sa vie et son caractère révèlent la beauté divine de cette grâce précieuse.

Jésus, l'éclat de la gloire du Père, “n'a pas regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur”. Philippiens 2:6, 7. Il consentit à passer par toutes les phases humiliantes de la vie, vivant au milieu de notre humanité, non comme un roi exigeant des hommages, mais comme un homme dont la mission est de servir son prochain. Il n'y avait dans son attitude aucune trace d'ostentation, pas plus que de froide austérité. Le Rédempteur du monde était revêtu d'une nature supérieure à celle des anges et cependant il joignait à sa majesté divine une douceur et une humilité qui lui attiraient tous les cœurs.

Jésus s'était dépouillé de lui-même au point que le moi n'apparaissait jamais dans ses actions. Il subordonnait toutes choses à la volonté de son Père. À la fin de sa mission terrestre, il pouvait dire: “Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire.” Jean 17:4. Et voici l'exhortation qu'il nous adresse: “Recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur.” “Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même.” Matthieu 11:29; 16:24. Le moi doit être détrôné et ne plus dominer l'âme.

Celui qui contemple le Christ dans son renoncement et son humilité sera obligé de répéter les paroles de Daniel lorsqu'il aperçut quelqu'un ayant l'apparence du Fils de l'homme: “Mon visage changea de couleur et fut décomposé, et je perdis toute vigueur.” Daniel 10:8. Il verra toute la bassesse et la laideur de l'esprit de domination et d'indépendance dans lequel nous nous complaisons et y reconnaîtra des gages de notre asservissement à Satan. La nature humaine cherche toujours à se mettre en avant et à surpasser autrui, mais le disciple du Christ se dépouille de lui-même, de son orgueil, de son esprit de domination. Le silence s'établit dans son âme. Il s'abandonne à la volonté du Saint-Esprit et ne cherche plus à obtenir la première place; son ambition n'est plus de se signaler à l'attention d'autrui, mais de se tenir aux pieds du Sauveur, ce qu'il considère comme un immense privilège. Il regarde à Jésus, certain que sa main le conduira et que sa voix le dirigera.

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