Ellen G. White Writings

<< Back Forward >>

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»

Heureux ceux qui, Page 44

et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à mille générations, qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché.” Exode 34:6, 7.

La loi du Sinaï était l'énoncé du principe de l'amour. Elle révélait à la terre la loi du Ciel. Elle fut confiée à un Médiateur dont la divine puissance amènerait les hommes à aimer ses exigences. Dieu en avait indiqué le but à Israël par ces paroles: “Vous serez pour moi des hommes saints.” Exode 22:31.

Mais Israël n'avait pas saisi le caractère spirituel de la loi et trop souvent son obéissance n'était que formalisme, et non élan du cœur. Dans son caractère et dans sa vie, Jésus refléta les attributs de Dieu: la sainteté, la bienveillance, l'amour paternel. Il soulignait l'inutilité d'une obéissance purement extérieure. Mais les chefs juifs, qui ne comprenaient pas ses paroles, l'accusèrent de considérer avec trop de légèreté les exigences de la loi. Et, quand il leur présenta les vérités fondamentales de l'obéissance demandée par Dieu, aveuglés par les formes, ils l'accusèrent de chercher à annuler la loi.

Quoique prononcées avec calme, les paroles de Jésus étaient empreintes d'une fermeté et d'une puissance qui touchaient les cœurs. Les pharisiens s'attendaient à l'entendre parler des traditions des rabbins et de leurs ordonnances; mais il n'en fit rien, et “ils étaient frappés de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes”. Matthieu 7:29. Ils sentirent la différence considérable qui existait entre leur enseignement et le sien. Ils virent que la majesté, la pureté et la beauté de la vérité, ainsi que sa profonde et douce influence, s'emparaient de nombreux esprits et que l'amour et la tendresse du Sauveur lui gagnaient tous les cœurs. Les rabbins comprirent que sa doctrine allait anéantir leur enseignement en renversant le mur qui les séparait du peuple et qui flattait tant leur orgueil et leur exclusivisme. Aussi, redoutant qu'il n'attirât tous les hommes à lui si on ne l'en empêchait, devenant nettement hostiles, ils guettèrent l'occasion de le décrier aux yeux du peuple et permirent ainsi au Sanhédrin de le condamner à mort.

Des espions observaient attentivement Jésus tandis que, sur la montagne, il exposait les principes de la justice. Encouragés par les pharisiens, certains parmi le peuple murmuraient que son

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»