Ellen G. White Writings

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Jésus-Christ, Page 165

Chapitre 19 — Près du puits de Jacob

Ce chapitre est basé sur Jean 4:1-42.

Jésus traversait la Samarie pour se rendre en Galilée. Vers midi, il arriva dans la magnifique vallée de Sichem. Fatigué du voyage, il s’assit à l’entrée, près du puits de Jacob, pour se reposer, tandis que ses disciples iraient acheter des aliments.

Ennemis acharnés, les Juifs et les Samaritains évitaient, autant que possible, tout rapport entre eux. Il est vrai que faire du commerce avec les Samaritains en cas de nécessité passait pour légitime aux yeux des rabbins; mais toute autre relation avec eux était condamnée. Un Juif n’eût rien voulu emprunter à un Samaritain, ni recevoir de lui un présent, fût-ce un morceau de pain ou un verre d’eau. Les disciples, en leur achetant des aliments, agissaient selon la coutume de leur nation. Mais ils n’allaient pas plus loin. Demander une faveur à des Samaritains, ou chercher d’une manière quelconque à leur faire du bien, cette idée ne pouvait entrer dans l’esprit d’un Juif, même s’il était disciple du Christ.

Assis sur la margelle du puits, après un long voyage, effectué depuis le matin, Jésus était affamé et altéré. Le soleil de midi dardait ses rayons sur lui. La sensation de soif s’intensifiait en pensant que se trouvait si près de lui, et cependant inaccessible, l’eau rafraîchissante. Il n’avait ni corde, ni cruche, et le puits était profond. Il partageait le sort de l’humanité, et il dut attendre que quelqu’un vînt pour puiser de l’eau.

Une femme de Samarie s’approcha, et sans paraître le remarquer, elle remplit d’eau sa cruche. Au moment où elle allait partir, Jésus lui demanda à boire. Il s’agissait d’une faveur que personne ne pouvait refuser, en Orient, où l’eau était appelée “le don de Dieu”. Offrir à boire au voyageur assoiffé était

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