Ellen G. White Writings

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Jésus-Christ, Page 305

Chapitre 32 — Le centenier

Ce chapitre est basé sur Matthieu 8:5-13; Luc 7:1-17.

Le Christ avait dit à l’officier royal dont il avait guéri le fils: “Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croirez donc point!”1Jean 4:48. Il était affligé par l’incrédulité de ceux de sa nation qui réclamaient pour croire à sa messianité des signes extérieurs. La foi du centenier fut donc pour lui un sujet d’étonnement. Le centenier ne doutait pas de la puissance du Sauveur. Il ne lui demanda même pas de venir, en personne, accomplir le miracle. “Dis seulement un mot, s’écria-t-il, et mon serviteur sera guéri.”

Le serviteur du centenier, frappé de paralysie, se mourait. Chez les Romains les serviteurs étaient des esclaves, achetés et vendus sur les marchés, et souvent maltraités; mais le centenier aimait tendrement son serviteur et avait un vif désir de le voir rétabli. Il croyait que Jésus pouvait le guérir. Il n’avait pas encore vu le Sauveur, mais ce qu’il avait entendu de lui avait fait naître la foi dans son cœur. Malgré le formalisme des Juifs, ce Romain était convaincu de la supériorité de la religion juive. Déjà il avait franchi les barrières des préjugés nationaux et des haines qui séparaient les conquérants du peuple soumis, donné des preuves de respect pour le service de Dieu, et témoigné de la bonté envers les Juifs parce qu’il voyait, en eux, des adorateurs du vrai Dieu. Dans l’enseignement du Christ, tel qu’on le lui transmit, il trouva ce qui répondait aux besoins de son âme. Tout ce qu’il y avait de spirituel en lui accueillait les paroles du Sauveur. Mais il se sentait indigne de paraître en la présence de Jésus et il envoya quelques anciens, d’entre les Juifs, pour demander la guérison de son serviteur. Il pensait que ces hommes, étant en relation avec le grand Maître, sauraient l’approcher et obtenir cette faveur.

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