Ellen G. White Writings

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Jésus-Christ, Page 373

Chapitre 41 — La crise de la Galilée

Ce chapitre est basé sur Jean 6:22-71.

Lorsque le Christ empêcha le peuple de le déclarer roi, il savait que sa vie était arrivée à un tournant. Des foules qui désiraient le placer sur un trône ce jour-là se détourneraient de lui le lendemain. Déçues dans leurs ambitions égoïstes, leur amour ferait place à la haine, la louange à la malédiction. Quoiqu’il sût tout ceci, il ne fit rien pour éviter la crise. Même au début il n’avait pas laissé espérer à ses disciples des avantages temporels. A quelqu’un qui avait exprimé le désir de devenir son disciple il avait dit: “Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.”1Matthieu 8:20. Si elles avaient pu avoir en même temps le monde et le Christ, des multitudes lui eussent offert leur serment d’allégeance: un tel service était inacceptable. Parmi ceux qui le suivaient alors, plusieurs avaient été attirés par l’espoir d’un royaume terrestre. Il fallait les détromper. L’enseignement spirituel profond que recelait le miracle des pains n’avait pas été compris. Il convenait de l’expliquer. Cette nouvelle révélation allait constituer une nouvelle mise à l’épreuve.

Le miracle des pains fut divulgué auprès et au loin, de sorte que de bon matin, le lendemain, on se rassembla à Bethsaïda pour voir Jésus. On accourait en grand nombre par terre et par mer. Ceux qui l’avaient quitté la veille au soir revenaient dans l’espoir de le retrouver là; car il n’y avait pas eu de barque lui permettant de traverser le lac. Frustrés dans leur attente, plusieurs revinrent à Capernaüm, toujours à sa recherche.

Entre temps il était arrivé à Génézareth, après une absence d’un jour seulement. Dès que l’on apprit qu’il avait abordé, les gens “parcoururent toute la région et se mirent à apporter des

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