Ellen G. White Writings

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Jésus-Christ, Page 68

Chapitre 9 — Jours de lutte

Des ses premières années l’enfant juif se voyait soumis aux exigences des rabbins. Des lois strictes réglaient tous les actes, jusqu’aux plus petits détails de la vie. Dans les synagogues les maîtres enseignaient à la jeunesse les innombrables règles auxquelles les Juifs orthodoxes étaient censés se conformer. Mais ces choses ne présentaient aucun intérêt pour Jésus. Dès son enfance il s’émancipa complètement des lois rabbiniques. Les Ecritures de l’Ancien Testament faisaient l’objet constant de son étude et les mots “Ainsi dit le Seigneur” étaient toujours sur ses lèvres.

Quand il commença à se rendre compte des conditions du peuple, il vit que les exigences de la société étaient constamment en conflit avec celles de Dieu. Les hommes abandonnaient la Parole de Dieu et vantaient des théories de leur propre invention. Ils observaient des rites traditionnels dépourvus de toute vertu. Leur culte consistait en vaines cérémonies; les vérités sacrées qu’elles avaient pour but d’enseigner restaient cachées aux yeux des adorateurs. Il vit qu’ils ne trouvaient aucune paix dans ces services dépourvus de foi. Ils ignoraient la liberté d’esprit qu’ils eussent pu obtenir en servant Dieu en vérité. Venu pour enseigner la signification du culte divin, Jésus ne pouvait sanctionner ce mélange d’exigences humaines et de préceptes divins. Sans attaquer les préceptes et les usages des savants maîtres, il se contentait de se justifier par la Parole de Dieu quand on lui reprochait ses habitudes simples.

D’une manière aimable et sans prétention Jésus s’efforçait de plaire à son entourage. Connaissant son amabilité et sa complaisance, les scribes et les anciens s’imaginaient pouvoir

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