Ellen G. White Writings

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Jésus-Christ, Page 699

Chapitre 75 — Devant Anne et devant Caïphe

Ce chapitre est basé sur Matthieu 26:57-75; 27:1; Marc 14:53-72; 15:1; Luc 22:54-71; Jean 18:13-27.

On poussa Jésus de l’autre côté du torrent du Cédron, par-delà les jardins et les bosquets d’oliviers, à travers les rues silencieuses de la ville endormie. Il était plus de minuit, et les cris de la foule qui le suivait en le huant rompaient brusquement le silence nocturne. Le Sauveur, étroitement lié et gardé, s’avançait avec peine. Ceux qui l’avaient arrêté le conduisirent, en toute hâte, au palais d’Anne, qui avait précédé Caïphe dans l’office du souverain sacrificateur.

Anne était à la tête du sacerdoce, et, par déférence pour son âge, on lui accordait les honneurs dus au grand prêtre. On recherchait ses conseils et on les suivait comme la voix de Dieu. C’est à lui qu’on voulut, en tout premier lieu, montrer Jésus, captif du pouvoir sacerdotal. On voulait qu’il assistât à l’interrogatoire du prisonnier, car on craignait que Caïphe, moins expérimenté, ne réussît pas à atteindre le but qu’on se proposait; l’habileté, la ruse et la finesse d’Anne étaient nécessaires pour obtenir à tout prix la condamnation du Christ.

Jésus devait paraître devant le sanhédrin; mais il fut d’abord soumis à un examen préliminaire, en présence d’Anne. La domination romaine ne laissait pas au sanhédrin la faculté d’exécuter les condamnations à mort. On ne pouvait qu’examiner le prisonnier et prononcer sur lui une sentence soumise ensuite à la ratification des autorités romaines. Il fallait donc mettre au compte du Christ des actes qui fussent considérés comme des délits par les Romains, et, en même temps, trouver une accusation qui justifiât sa condamnation aux yeux des Juifs. Un bon nombre de prêtres et d’anciens avaient été convaincus par l’enseignement du Christ, et seule la crainte de

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