Ellen G. White Writings

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Jésus-Christ, Page 694

Mais Dieu partageait les souffrances de son Fils. Les anges contemplaient l’agonie du Sauveur, entouré de légions diaboliques et en proie à un effroi mystérieux qui le faisait frissonner. Le silence régnait dans le ciel. Aucune harpe ne vibrait. Si les mortels avaient pu voir l’étonnement et la douleur silencieuse de l’armée angélique alors que le Père retirait de son Fils bien-aimé ses rayons de lumière, d’amour et de gloire, ils comprendraient mieux combien le péché lui est odieux.

Les mondes qui n’ont pas connu le péché et les anges du ciel ont assisté avec un intérêt passionné à la fin du conflit. Satan et ses confédérés, les légions de rebelles, ont également assisté avec le plus grand intérêt à cette crise de l’œuvre de la rédemption. Les puissances du bien et du mal attendaient anxieusement la réponse de Dieu à la prière du Christ, trois fois répétée. Des anges avaient désiré apporter un soulagement à cet Etre divin qui souffrait, mais cela ne pouvait se faire. Aucune issue ne s’ouvrait devant le Fils de Dieu. Pourtant au plus fort de cette crise effroyable où tout était en jeu, alors que la coupe mystérieuse tremblait dans la main de l’homme de douleur, les cieux s’ouvrirent enfin, une lumière resplendit à travers les ténèbres de cette heure unique, et l’ange puissant qui occupe, en la présence de Dieu, la position d’où Satan a été exclu, vint se placer à côté du Christ. Cet ange ne venait pas pour enlever la coupe des mains du Christ, mais pour le fortifier, afin qu’il pût la boire, en lui donnant l’assurance de l’amour de son Père. Il venait pour donner des forces à l’Etre divin et humain qui était en prière. Il lui montra le ciel ouvert et lui parla des âmes qui seraient sauvées par ses souffrances. Il lui rappela que son Père est plus puissant que Satan, que sa mort aurait pour effet la défaite totale de celui-ci et que le royaume de ce monde serait donné aux saints du Très-Haut. Il lui dit qu’il pourrait contempler le fruit de ses labeurs et qu’il serait rassasié de joie en voyant des multitudes d’êtres humains sauvés pour l’éternité.

L’agonie du Christ n’avait pas cessé, mais il ne se sentait plus découragé. La tempête n’était pas apaisée, mais il était assez fort pour y résister. Il sortait de l’épreuve, calme et serein.

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