Ellen G. White Writings

<< Back Forward >>

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»

Levez vos yeux en haut, Page 35

Pardonnez généreusement, 29 janvier

Alors Pierre s'approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Sera_ce jusqu'à sept fois? Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. Matthieu 18:21, 22.

Si le Seigneur traitait la famille humaine de la même façon que les hommes se traitent les uns les autres, il y a longtemps que nous serions consumés; mais il est lent à la colère, plein de tendre compassion, et il pardonne nos transgressions et nos péchés. Nous le trouverons lorsque nous le chercherons de tout notre cœur. ...

Le Christ porte nos péchés; c'est lui qui pardonne constamment l'iniquité et le péché. La gloire de son caractère réside dans sa bonté, sa tolérance, sa patience. Lorsque Moïse pria Dieu en disant: “Fais-moi voir ta gloire”, l'Eternel lui répondit: “Je ferai passer devant toi toute ma bonté.” La question que Pierre avait posée au Christ lui avit été suggérée par les leçons que le Christ avait données précédemment sur la discipline de l'Eglise.

Les préceptes juifs obligeaient les hommes à pardonner cinq offenses, et Pierre pensait qu'en suggérant sept fois il avait atteint la limite de la patience humaine. Mais Jésus voulait lui faire comprendre que ceux qui ont les pensées divines, et sont imprégnés de l'esprit divin doivent pardonner sans restriction. Le plan du salut et sa raison d'être, qui est l'amour, est le principe que [la] famille humaine doit propager. Si le Christ limitait sa bonté, sa compassion et son pardon à un certain nombre de péchés, bien peu seraient sauvés!

Mais la bonté du Christ, en pardonnant les iniquités des hommes, nous enseigne que nous devons pardonner généreusement les erreurs et les péchés qui sont commis contre nous par nos semblables. Le Christ donna cette leçon à ses disciples pour corriger les erreurs qui étaient enseignées et pratiquées à travers les préceptes et les exemples de ceux qui, à cette époque, interprétaient les Ecritures.

Le principe par lequel le Christ a agi lorsqu'il chercha à sauver la famille humaine par le plan du salut, est le même principe qui doit animer ceux qui le suivent, quand ils ont à faire les uns aux autres dans l'Eglise. La leçon devait aussi nous faire comprendre que nous ne pouvons atteindre le ciel par nos propres mérites, mais seulement grâce à la merveilleuse bonté et à la patience que Dieu manifeste envers nous qui ne pouvons en aucune manière rendre l'équivalent.

L'homme ne peut être sauvé que par la patience merveilleuse de Dieu qui pardonne ses nombreux péchés et ses transgressions. Mais ceux qui sont bénis par la bonté de Dieu devraient manifester en retour le même esprit de patience et de pardon envers ceux qui constituent la famille du Seigneur. — Lettre 30, 1895 (29 janvier 1895), à “Frère Hardy”.

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»