Ellen G. White Writings

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Messages choisis, vol. 2, Page 483

Chapitre 2

Hommes et femmes, en flattant leur appétit par des aliments riches et très assaisonnés, et particulièrement de la viande accompagnée de lourdes sauces, et en usant de boissons stimulantes, telles que le thé ou le café, se créent des appétits artificiels. L'organisme devient fiévreux, les organes de la digestion sont endommagés, les facultés mentales sont émoussées, tandis que les passions inférieures excitées prennent le dessus, au détriment des plus nobles facultés. L'appétit devient plus artificiel et plus difficile à contrôler. La circulation du sang ne se fait plus d'une manière uniforme et le sang se charge d'impuretés. Tout l'organisme est dérangé et les exigences de l'appétit deviennent plus déraisonnables, demandant des choses excitantes et nuisibles, si bien qu'il finit par être entièrement perverti.

Chez de nombreuses personnes l'appétit demande cette herbe répugnante, le tabac, et la bière renforcée par des mélanges toxiques qui détruisent la santé. Beaucoup ne s'arrêtent pas là. Leurs appétits avilis demandent des boissons plus fortes, ce qui contribue à engourdir davantage le cerveau. Ils se livrent ainsi à toutes sortes d'excès, si bien que l'appétit arrive à contrôler complètement les facultés intellectuelles; l'homme, formé à l'image de son Créateur, s'abaisse au-dessous du niveau de la bête. Virilité et honneur sont sacrifiés à l'appétit. La sensibilité de l'esprit ne s'émousse que peu à peu; cela prend du temps mais cela arrive infailliblement. On a commencé par flatter l'appétit par des aliments très épicés, ce qui a créé un état morbide et ouvert la voie à toutes sortes d'excès; la santé et l'intelligence ont fini par être sacrifiées à la sensualité.

Plusieurs ont contracté mariage sans avoir de biens hérités ou acquis. Ils n'avaient ni force physique ni énergie mentale pour gagner de l'argent. Trop pressés de se marier, ils ont assumé des responsabilités dont ils ne comprenaient pas l'importance. Dénués de sentiments nobles et élevés, sans la moindre idée des devoirs d'un mari et d'un père, ils ne savaient pas ce qu'il en coûte de

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