Ellen G. White Writings

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Le Ministère de la Guérison, Page 26

Tôt le matin, Pierre et ses compagnons vinrent dire à Jésus que la foule de Capernaüm était à sa recherche. Ils furent surpris par la réponse du Christ. “Il faut aussi que j'annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu; car c'est pour cela que j'ai été envoyé.” Luc 4:43.

Dans l'émoi envahissant Capernaüm résidait le danger que l'objet de sa mission soit perdu de vue. Jésus ne pouvait se contenter d'attirer l'attention sur lui-même en tant que thaumaturge ou guérisseur de maux physiques. Il cherchait à attirer les hommes à lui comme à leur Sauveur. Les gens étaient prêts à croire qu'il était venu en roi pour établir un royaume terrestre, mais Jésus désirait tourner leurs esprits du terrestre au spirituel. Un simple succès mondain gênerait son œuvre.

L'admiration d'une foule frivole s'accordait mal à son tempérament. A sa vie ne se mêlait aucun égoïsme. L'hommage que le monde offre à la position, à la richesse ou au talent était étranger au Fils de l'homme. Jésus n'employa aucun moyen utilisé par les hommes pour obtenir l'allégeance ou l'hommage. Des siècles avant sa naissance, il avait été prophétisé à son sujet: “Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, et ne la fera point entendre dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, et il n'éteindra point la mèche qui brûle encore; il annoncera la justice selon la vérité.” Ésaïe 42:2, 3.

Les pharisiens recherchaient les honneurs par leur ritualisme scrupuleux, l'ostentation de leur culte et leurs aumônes. Ils prouvaient leur zèle pour la religion en en faisant un thème de discussion. Les disputes entre des sectes opposées étaient longues et violentes. Dans les rues, il n'était pas rare d'entendre monter les voix irritées de sages docteurs de la loi engagés dans de vives controverses.

La vie de Jésus était en contraste marqué avec tout cela.

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