Ellen G. White Writings

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Puissance de la Grâce, Page 19

La croix, fondement du royaume, 11 janvier

Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. 1 Pierre 2:24.

Aussi, au moment où ils (les disciples de Jésus) croyaient leur Maître sur le point de monter sur le trône de David, quelle ne fut pas leur déception de le voir arrêté comme malfaiteur, battu de verges, tourné en dérision, condamné et suspendu sur la croix du Calvaire! ...

La proclamation faite par les apôtres au nom du Sauveur était exacte dans tous ses détails, et les événements annoncés étaient alors en voie d'accomplissement. “Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche” (Marc 1:15), tel avait été leur message. ... Le royaume de Dieu, dont les apôtres avaient annoncé la proximité, fut établi par la mort du Sauveur. Mais ce royaume n'était pas, comme on le leur avait enseigné, une monarchie terrestre. Il ne s'agissait pas du royaume éternel ... de ce règne où “tous les dominateurs le serviront et lui obéiront”. Daniel 7:27. Dans les Ecritures, l'expression “royaume de Dieu” sert à désigner à la fois le royaume de grâce et le royaume de gloire. ...

Le royaume de la grâce date de la chute de l'homme. ... Mais ce royaume dont on devenait sujet par la foi n'a été définitivement confirmé qu'à la mort du Sauveur. ... Jésus aurait pu, lassé de l'ingratitude et de l'obstination des hommes, reculer devant la croix du Calvaire. En Gethsémané, où la coupe amère trembla dans sa main, il aurait pu encore essuyer la sueur de sang ruisselant sur son front et laisser notre monde révolté périr dans ses iniquités. ... C'est quand le Sauveur eut donné sa vie, lorsqu'il s'écria, en expirant: “Tout est accompli”, que le plan de la rédemption fut définitivement assuré. La promesse du salut faite au couple désobéissant de l'Eden fut ratifiée, et le royaume de grâce, qui jusqu'alors n'existait qu'en vertu de la promesse de Dieu, était fondé.

Ainsi la mort du Sauveur, que les disciples envisageaient comme la ruine définitive de toutes leurs espérances, confirma au contraire celles-ci pour l'éternité. ... L'événement qui les avait plongés dans le désespoir était celui-là même qui ouvrait à tous les fils d'Adam la porte de l'espérance, celui dont dépendaient la vie future et le bonheur éternel des fidèles de tous les siècles.16La tragédie des siècles, 374-377.

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