Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 172

retourner chez toi par la force, ni ne l’engageras à le faire par des promesses flatteuses.

Puis le même Laban, qui s’était approprié la dot de ses filles, qui s’était montré si cupide et si dur envers son gendre, lui reproche hypocritement de s’être enfui sans lui avoir permis de lui offrir un repas d’adieux, ni même de prendre congé de ses filles et de leurs enfants. Dans sa réponse, Jacob retrace fidèlement le régime égoïste et sordide que Laban lui a fait subir, et il le prend à témoin de la fidélité et de la droiture qu’il a mises à le servir. Il termine en disant: “Si le Dieu de mon père, le Dieu d’Abraham, celui que craint Isaac, n’avait été pour moi, tu m’aurais maintenant laissé partir les mains vides. Dieu a vu mon affliction et le travail de mes mains, et la nuit passée, il a jugé entre nous.”

Ne pouvant contester aucune de ces allégations, Laban propose de conclure un traité de paix, à quoi Jacob consent, et l’on amasse un monceau de pierres pour conserver le souvenir de cette alliance. Laban appela cette colonne Mitspa, poste d’observation, en disant: “Que l’Éternel nous surveille, moi et toi, quand nous serons séparés l’un de l’autre.” Laban dit aussi à Jacob: “Tu vois ce monceau: voici le monument que j’ai dressé entre moi et toi. Ce monceau est témoin, ce monument est témoin que je ne dépasserai pas ce monceau pour aller vers toi, et que tu ne dépasseras ni ce monceau, ni ce monument, dans des intentions hostiles.” Pour ratifier l’alliance, on fit un festin. La nuit se passa en conversations amicales. Puis, à l’aube du jour, Laban et ses hommes s’éloignèrent dans la direction de l’orient. Cette séparation est la dernière trace que nous ayons des relations entre les enfants d’Abraham et les habitants de la Mésopotamie.

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