Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 263

Chapitre 26 — De la mer Rouge au Sinaï

Des bords de la mer Rouge, où gisaient les cadavres de leurs ennemis, les cohortes d’Israël se remirent en route, sous la conduite de la colonne de nuée, à travers une contrée morne et solitaire où alternaient des plaines stériles et des montagnes arides et désolées. Néanmoins, le sentiment de leur liberté les remplissait de joie et bannissait tout esprit de mécontentement.

Au bout de trois jours de marche, ses provisions d’eau étant épuisées, la multitude se traînait péniblement, en proie à une soif ardente, à travers des plaines brûlées par le soleil. Seul Moïse, qui connaissait les lieux, savait qu’à la prochaine station, à Mara, où l’on trouverait des sources, l’eau n’était pas potable, et ses regards suivaient avec une extrême inquiétude la direction de la colonne de nuée. Le cœur lui manqua lorsqu’il entendit le cri joyeux: “De l’eau! de l’eau!” et qu’il vit hommes, femmes et enfants se précipiter vers la source, pour pousser bientôt un cri d’horreur: l’eau était amère! Dans son désespoir, la foule oublia et la colonne de nuée, symbole de la présence divine, et le fait que Moïse, aussi bien qu’eux, l’avait docilement suivie: elle se mit à invectiver ce dernier de l’avoir dirigée sur cette route. Ému de leur détresse, Moïse

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