Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 289

Chapitre 28 — L’idolâtrie au Sinaï

Israël souffrit bientôt de la longue absence de Moïse. On savait qu’accompagné de Josué, il avait fait l’ascension du Sinaï, et qu’il était entré dans la sombre nuée entourant le sommet de la montagne. On la voyait même de temps en temps s’illuminer d’éclairs qui révélaient la présence de Dieu. Malgré cela, l’ennui fit place à l’inquiétude. Accoutumés, en Égypte, à des représentations visibles de la divinité, les Israélites en étaient venus à placer leur foi en ce Moïse qui, maintenant, leur était enlevé. Les jours, puis les semaines s’écoulaient sans qu’on le vît revenir. Bien que la nuée fût toujours visible, un grand nombre, dans le camp, s’imaginèrent que leur chef les avait abandonnés, ou qu’il avait été consumé par le feu du ciel.

Cette période d’attente leur donnait l’occasion de méditer sur la loi divine qu’ils avaient entendue et de se préparer à recevoir de nouvelles révélations. Le temps qui leur était accordé n’était pas trop long. S’ils l’avaient employé à obtenir une plus claire intelligence de la volonté de Dieu et à s’humilier devant lui, ils auraient été préservés de la tentation. Mais ils se laissèrent aller à l’insouciance, pour en venir peu à peu à la turbulence et à la révolte.

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