Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 564

Dieu avait dit d’Abraham: “C’est lui que j’ai choisi, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de suivre la voie de l’Éternel, en faisant ce qui est juste et droit.”(1)Genèse 18:19. Héli, au contraire, se laissait dominer par eux. Cette faiblesse se révéla dans la perversité et l’inconduite de ces jeunes gens qui semblaient ignorer Dieu et sa loi. Familiarisés dès leur enfance avec le sanctuaire, au lieu d’en devenir plus respectueux, ils perdaient complètement de vue son caractère sacré. Le service divin, pour eux, était une chose profane. Leur père n’ayant jamais réprimé leur irrévérence envers son autorité, pas plus que leur manque de respect à l’égard des solennelles cérémonies du sanctuaire, l’âge mûr les trouvait pétris de scepticisme et d’insolence.

Bien qu’ils fussent impropres aux fonctions sacrées, on les avait chargés d’exercer le sacerdoce dans la maison de Dieu, où la manière de présenter les sacrifices avait été réglée de la façon la plus précise. Mais ces hommes impies, méprisant toute autorité jusque dans le service de l’Éternel, ne tenaient aucun compte des règlements relatifs aux sacrifices préfigurant la mort du Sauveur, et destinés à conserver dans les cœurs la foi au Rédempteur à venir.

Les sacrifices de prospérité étant surtout une expression de reconnaissance envers Dieu, on ne devait brûler sur l’autel que la graisse. Une portion spécifiée était réservée au prêtre, et la part principale devait être rendue à l’offrant. Il la consommait avec ses amis en un festin où tous manifestaient leur gratitude envers le grand sacrifice qui devait être offert pour le péché du monde.

Loin de s’associer à la solennité de ce service symbolique, les fils d’Héli ne songeaient qu’à en tirer des avantages personnels. Au lieu de se contenter de la part qui leur était attribuée, ils réclamaient une portion additionnelle. Plus que cela, ils prétendaient avoir le droit de choisir les morceaux qui leur plaisaient, et si on les leur refusait, ils menaçaient de s’en emparer de force. Le grand nombre de ces offrandes aux fêtes annuelles leur donnait ainsi l’occasion de s’enrichir aux dépens des adorateurs.

Cette conduite scandaleuse enleva au service divin sa solennité et attira le mépris sur les offrandes faites à l’Éternel.(2)Voir 1 Samuel 2:12-36. On ne songea plus au grand sacrifice prototype vers lequel tous les

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