Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 624

Outre les anciens, Samuel invita au sacrifice Isaï et ses fils, à l’exception de David, le plus jeune, qu’on avait par nécessité laissé auprès des moutons. Quand le sacrifice fut terminé, avant qu’on s’assît au repas usuel, Samuel se mit à faire l’inspection des vaillants fils d’Isaï. Éliab, l’aîné, ressemblait fort à Saül par sa beauté et sa stature. Ses traits réguliers, sa taille bien découplée et son attitude martiale attirèrent l’attention du prophète: “Voici certainement, se dit-il, l’homme que l’Éternel s’est choisi comme successeur de Saül.” Il attendait pour l’oindre la sanction divine, quand il entendit ces paroles: “Ne regarde pas à sa belle mine ni à sa haute taille; car je l’ai écarté. Ce qui se voit ne compte pas pour l’Éternel; l’homme regarde le visage; mais l’Éternel regarde au cœur.” Éliab ne craignait pas Dieu, et se serait montré, sur le trône, orgueilleux et autoritaire.

Nulle beauté extérieure ne saurait nous recommander auprès du Seigneur. La vraie beauté s’exprime par la sagesse et l’excellence du caractère et de la conduite. C’est la bonté du cœur qui nous rend agréables à Dieu. Ce grand principe devrait nous guider quand nous nous jugeons nous-mêmes ou les autres. L’erreur de Samuel doit nous apprendre combien sont vaines les appréciations fondées sur les agréments du visage ou sur la beauté de la taille comparés aux qualités véritables qui sont connues de Dieu seul.

Les pensées et les conseils de Dieu sont au-dessus de notre compréhension; mais ce que nous pouvons savoir, c’est que ses enfants seront appelés à occuper la place même pour laquelle ils sont qualifiés et rendus aptes à l’accomplir, à condition qu’ils soient soumis à la volonté de celui dont les plans généreux ne doivent pas être frustrés par la perversité humaine.

Éliab et ses six frères, qui assistaient au service divin, passèrent sous les yeux du prophète, sans que le Seigneur fît choix de l’un d’eux. Samuel, très perplexe, demanda à Isaï: “Sont-ce là tous tes fils? Isaï répondit: Il reste encore le plus jeune, mais il fait paître les brebis. Samuel dit à Isaï: Envoie-le chercher; nous ne commencerons pas le repas avant son arrivée.”

Quel ne fut pas l’étonnement du berger solitaire quand un messager vint lui annoncer que le prophète était à Bethléhem, et qu’il le faisait demander. Intrigué de savoir pourquoi le prophète et juge pouvait bien l’envoyer chercher, il se rendit immédiatement

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