Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 67

Chapitre 7 — Le déluge

Aux jours de Noé, par suite de la désobéissance d’Adam et du meurtre de Caïn, une double malédiction reposait sur la terre. Mais la surface du globe était restée intacte. Malgré divers signes de détérioration, la nature conservait sa richesse et sa beauté primitives. Les collines étaient couronnées d’arbres majestueux autour desquels s’enlaçaient les sarments prolifères de la vigne. Les plaines, semblables à de vastes jardins, étaient tapissées de verdure et embaumées de mille fleurs. Une grande variété d’arbres fruitiers donnaient des récoltes presque illimitées. Les arbres de haute futaie surpassaient en dimensions, en beauté et en symétrie les plus superbes échantillons d’aujourd’hui. Leur fibre, aux veines serrées et presque aussi dures que la pierre, semblait indestructible. L’or, l’argent, les pierres précieuses abondaient.

Le genre humain n’avait que peu perdu de sa vigueur primitive. Quelques générations seulement s’étaient succédé depuis qu’Adam avait mangé de l’arbre qui prolongeait la vie. La longévité de l’homme se mesurait encore par siècles. Si cette race de multi-centenaires avait répondu au but de son existence et consacré ses ressources inouïes d’intelligence et de force physique à des entreprises ayant en vue le service de Dieu, le monde eût retenti de la gloire du Créateur. Mais il n’en était rien. De nombreux géants

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