Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 81

Chapitre 8 — Après le déluge

Les eaux s’étaient élevées jusqu’à quinze coudées au-dessus des plus hautes montagnes. Durant les cinq longs mois de leur réclusion, livrés à la merci des flots et des vents, les habitants de l’arche eurent parfois l’impression qu’ils étaient sur le point d’être engloutis par les flots en fureur. Mais dans ces heures d’épouvante, la foi de Noé ne fléchit pas. Il avait la certitude que la main divine était au gouvernail.

Les eaux ayant commencé à se retirer, Dieu fit dériver l’arche dans un havre protégé par un groupe de montagnes conservées à dessein. Dans ce port, l’arche, abritée des vagues et séparée de l’océan sans limites, put voguer paisiblement. Quel soulagement pour ces passagers à bout de forces après un si dangereux voyage! Impatients de remettre leurs pieds sur la terre ferme, Noé et sa famille appelaient de tous leurs vœux le moment de la baisse des eaux. Quarante jours après que les sommets des montagnes furent devenus visibles, ils lâchèrent un corbeau en vue de découvrir si la terre s’était asséchée. Ce vigoureux volatile, ne trouvant que de l’eau, se mit à errer autour de l’arche. Sept jours plus tard, une colombe, envoyée au large, ne trouvant pas où se reposer, revint à son gîte. Noé attendit encore sept autres jours, puis il la renvoya. A la grande joie des captifs, l’oiseau revint tenant une feuille

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