Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 177

Durant sa nuit d’angoisse auprès du torrent, Jacob avait appris la vanité des secours humains et de la confiance qu’ils inspirent. Impuissant et indigne, il s’était réclamé de la promesse que Dieu fait au pécheur repentant, assuré que le ciel et la terre passeraient plutôt que cette parole. Voilà ce qui l’avait soutenu durant ce mémorable conflit.

Cette nuit de lutte et d’angoisse préfigure l’épreuve à travers laquelle le peuple de Dieu devra passer immédiatement avant le retour de Jésus-Christ. Plongeant son regard à travers les siècles jusqu’à nos jours, le prophète Jérémie écrit: “Nous avons entendu des cris d’effroi. Partout l’épouvante! la paix s’est enfuie. ... Pourquoi tous les visages sont-ils devenus livides? Malheur! Cette journée est terrible, et il n’y en a jamais eu de semblable. C’est un temps d’angoisse pour Jacob! Mais il en sera délivré.”(6)Jérémie 30:5-7.

Ce temps de détresse commencera quand le Seigneur Jésus aura achevé son œuvre de Médiateur entre l’homme et Dieu. A ce moment-là, le sort de tout être humain sera fixé, et le sang expiatoire cessera de purifier les péchés. Alors sera entendue cette solennelle déclaration: “Que celui qui est injuste soit encore injuste, et que celui qui est souillé se souille encore; que celui qui est juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore!”(7)Apocalypse 22:11. Le frein que le Saint-Esprit fait peser sur la méchanceté humaine sera retiré. De même que Jacob était menacé de mort par son frère, de même le peuple de Dieu courra le péril d’être exterminé par les méchants; et de même que le patriarche lutta toute la nuit pour être délivré de la main d’Ésaü, ainsi les justes crieront à Dieu nuit et jour pour être sauvés de leurs ennemis.

Satan avait accusé Jacob devant les anges et réclamé sa vie, puis il avait poussé Ésaü à marcher contre lui. Durant la longue lutte nocturne de Jacob, l’ennemi s’était efforcé — lui rappelant le souvenir de sa faute — de le séparer de Dieu par le découragement. De son côté, tout en cherchant à lui échapper, le messager céleste, pour éprouver sa foi, lui avait rappelé son péché. Mais malgré son angoisse et ses larmes, le patriarche avait tenu bon. Convaincu de la bonté de Dieu, il s’était jeté dans les bras de sa miséricorde. Frôlant le désespoir au souvenir de sa vie passée, il s’était cramponné à l’ange avec tant de véhémence, avec des cris si déchirants qu’il avait remporté la victoire.

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