Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 226

quarante ans que Dieu, dans sa sagesse infinie, appelait le futur conducteur de son peuple à consacrer aux humbles devoirs d’un berger. Les soins vigilants, l’oubli de soi et la tendre sollicitude dont il allait prendre l’habitude en gardant le troupeau de son beau-père, devaient le préparer à devenir, en Israël, un pasteur compatissant, un chef d’une patience à toute épreuve. Ces qualités, aucun des avantages de l’éducation ou de la culture humaine ne pouvait les remplacer.

Moïse avait d’ailleurs beaucoup de choses à désapprendre. L’affection de sa mère adoptive, la dissipation étalée partout au grand jour, les raffinements, les roueries et le mysticisme d’une fausse religion, les splendeurs d’un culte idolâtre, les œuvres imposantes de l’architecture et de la sculpture, tout cela s’était profondément incrusté dans son cœur et dans sa jeune imagination, et avait en quelque sorte formé ses habitudes et pétri son caractère. Le temps, un changement d’entourage et la communion avec Dieu pouvaient seuls effacer ces impressions. Pour arriver à échanger l’erreur contre la vérité, Moïse devra soutenir des luttes très douloureuses. Mais Dieu sera son secours, et il le soutiendra quand le combat sera trop rude pour ses faibles forces.

Tous ceux que Dieu a choisis pour accomplir une grande œuvre sur la terre ont eu leurs moments de faiblesse. Mais ce n’étaient pas des hommes aux habitudes cristallisées et obstinés à s’y cramponner. Au contraire, ils désiraient avec ardeur être instruits par Dieu sur la manière de travailler pour lui. Nous lisons dans l’Écriture que si quelqu’un “manque de sagesse”, il lui suffit de la “demander à Dieu qui donne à tous libéralement, sans rien reprocher; et elle lui sera donnée”.(7)Jacques 1:5. Mais le Seigneur ne dispense pas sa lumière aux hommes qui se plaisent dans les ténèbres. Celui qui veut recevoir le secours d’en-haut doit être conscient de sa faiblesse et de ses imperfections. Il faut qu’il se prépare aux grands changements qui doivent s’opérer en lui et se livre avec ardeur et persévérance au travail et à la prière. La victoire ne s’obtient que par une volonté résolue de se corriger de ses mauvaises habitudes. Que d’hommes n’arrivent jamais à la position qu’ils pourraient atteindre dans l’œuvre de Dieu pour la raison qu’ils attendent du ciel ce qu’il leur a donné la force d’accomplir eux-mêmes. Tous ceux qui désirent se préparer à remplir une carrière féconde doivent

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