Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 231

L’appel divin adressé à Moïse l’avait trouvé timide, se défiant de lui, la parole embarrassée et consterné à la pensée de son incapacité à être l’interprète de Dieu auprès d’Israël. Mais lorsqu’il eut accepté cette mission, il y entra de tout son cœur et avec une pleine confiance en l’Éternel. La grandeur de cette tâche exigeait les meilleures facultés de son intelligence. Sa prompte obéissance fut récompensée, car il devint éloquent, optimiste, maître de lui, en un mot propre à accomplir la plus grande mission qui eût jamais été confiée à un être humain. C’est là un exemple de ce que Dieu peut faire pour affermir le caractère de ceux qui s’abandonnent sans réserve à sa volonté et à sa puissance.

L’homme qui accepte les responsabilités que Dieu lui offre et y apporte toute l’énergie de son âme, acquerra les forces et l’efficacité qui lui sont nécessaires. Quelque humble que soit sa position, et quelque limités que soient ses talents, celui qui s’efforce d’accomplir son devoir avec fidélité parviendra à la vraie grandeur. Si Moïse, confiant en ses forces et en sa sagesse, avait accepté avec empressement sa lourde carrière, il aurait montré qu’il n’était pas l’homme qu’il fallait. Celui qui se rend compte de sa faiblesse prouve qu’il comprend jusqu’à un certain point l’immensité de l’œuvre qui lui est confiée, et qu’il compte faire de Dieu sa force et son conseiller.

Moïse retourna chez son beau-père et lui exprima son désir d’aller voir ses frères en Égypte. “Va en paix”, lui dit Jéthro, en lui donnant son consentement et sa bénédiction. Alors Moïse se mit en route, accompagné de sa femme et de ses enfants. Il n’avait pas osé faire connaître le but de son voyage, de peur qu’on ne s’opposât au départ de sa famille. Avant d’avoir atteint l’Égypte, cependant, il jugea lui-même prudent de la renvoyer en Madian, chez son beau-père.

Ce qui avait fait éprouver à Moïse de la répugnance à l’idée de retourner en Égypte, c’était la crainte secrète de se trouver face à face avec le Pharaon et les conseillers qui lui avaient été hostiles, quarante ans auparavant. Mais sitôt que sa décision fut prise, Dieu l’informa que ses ennemis étaient morts.

En route pour l’Égypte, Moïse reçut un avertissement saisissant du déplaisir de Dieu. Un ange lui apparut dans l’attitude menaçante d’un ennemi prêt à le frapper à mort. Aucune

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