Ellen G. White Writings

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Patriarches et Prophètes, Page 78

moqueurs pleins de railleries, vivant au gré de leurs propres convoitises; et ils diront: Où est la promesse de son avènement? Car, depuis que nos pères sont morts, tout demeure dans le même état que depuis le commencement du monde.”(10)2 Pierre 3:3, 4. On entend fréquemment répéter ces mêmes paroles, non seulement de la bouche des pécheurs avérés, mais aussi du haut de la chaire chrétienne: “Nulle raison de s’alarmer, dit-on. Avant le retour du Seigneur, le monde se convertira, et la justice régnera sur la terre durant mille ans. Paix! paix! tout demeure dans le même état que depuis le commencement. Que nul ne se laisse effrayer par les alarmistes.”

Mais cette façon de parler est en désaccord avec l’enseignement de Jésus et de ses apôtres. Écoutons cette question significative posée par le Maître: “Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre?”(11)Luc 18:8. Et, comme on l’a vu, il annonce que la condition du monde sera la même qu’au temps de Noé. De son côté, l’apôtre Paul nous avertit qu’aux approches de la fin, on sera témoin d’une surenchère de la méchanceté: “Or, l’Esprit dit expressément que dans les temps à venir, quelques-uns se détourneront de la foi pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons.(12)1 Timothée 4:1. Il ajoute que, “dans les derniers jours, il surviendra des temps difficiles.(13)2 Timothée 3:1. Puis il dresse un catalogue saisissant des péchés qui séviront parmi ceux qui “garderont l’apparence de la piété”.

Au moment où leur temps de grâce tirait à sa fin, les antédiluviens s’abandonnaient aux divertissements et à de folles réjouissances. De crainte que les populations ne fussent impressionnées par l’ultime avertissement, les gens influents s’évertuaient à les retenir dans une ronde de plaisirs. Ne voit-on pas la même chose se répéter de nos jours? Au moment même où les serviteurs de Dieu font entendre le message final, le monde s’absorbe dans une succession continuelle de distractions et de fêtes qui effacent l’idée de Dieu et empêchent l’homme de réfléchir aux vérités qui seules peuvent le préserver d’une destruction imminente.

Aux jours de Noé, les philosophes affirmaient qu’il était impossible que le monde fût détruit par l’eau. Aujourd’hui, des hommes de science croient pouvoir démontrer que notre monde ne peut périr par le feu, attendu que ce serait contraire aux lois de la nature.

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