Ellen G. White Writings

<< Back Forward >>

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»

La Tragédie des Siècles, Page 311

Chapiter 16 — Les Pères pèlerins

Tout en renonçant aux doctrines du catholicisme, les réformateurs anglais avaient retenu plusieurs formes de son culte et l’Eglise anglicane avait incorporé à son rituel beaucoup de ses coutumes et de ses cérémonies. On prétendait que ces questions n’avaient rien à voir avec la conscience, que ces rites, sans être enjoints par les Ecritures, n’étaient pas non plus interdits et que, par conséquent, ils étaient sans danger. On assurait que leur observance tendait à atténuer la distance séparant Rome des églises réformées et qu’elle aiderait les catholiques à accepter la Réforme.

Pour les conservateurs et les opportunistes, l’argument était concluant. Mais tous n’envisageaient pas les choses sous cet angle. Le fait même que ces observances tendaient à combler l’abîme entre Rome et la Réforme était pour plusieurs une excellente raison de les proscrire. Ils les considéraient comme des insignes de l’esclavage auquel ils venaient d’échapper et sous lequel ils n’étaient nullement disposés à se replacer. Ils affirmaient que les règles du culte ayant été fixées par Dieu, son peuple n’a pas le droit d’y

«Back «Prev. Pub. «Ch «Pg   Pg» Ch» Next Pub.» Forward»