Ellen G. White Writings

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La Vie de Jésus-Christ, Page 465

Chapitre 45 — Condamnation de Jésus

Lorsqu'on fit à Jésus la question: Es-tu le Fils de Dieu? il savait qu'une réponse affirmative rendrait sa mort certaine; un démenti eût laissé une tache sur son humanité. Il y avait un temps de se taire et un temps de parler. Il ne dit rien jusqu'à ce qu'on l'interrogeât positivement. Dans ses leçons à ses disciples, il avait déclaré: “Quiconque donc me confessera devant les bommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est aux cieux.”1Matthieu 10:32. Quand on le somma de dire qui il était, Jésus ne nia point sa parenté avec Dieu. Dans ce moment solennel, il s'agissait de son caractère, et il devait être défendu. Il laissa en cette occasion un exemple que l'homme doit suivre dans de semblables circonstances. Il lui enseigne de ne point renier sa foi pour échapper aux souffrances et même à la mort.

Si les Juifs en avaient eu l'autorité, ils eussent exécuté Jésus aussitôt après la condamnation précipitée de leurs juges; mais ce pouvoir avait passé entre les mains des Romains, et il était nécessaire que le cas fût renvoyé aux autorités légitimes de ce gouvernement pour obtenir une décision finale. Les Juifs désiraient hâter le jugement et l'exécution de Jésus; car si la chose n'était point faite immédiatement, il y aurait un délai d'une semaine à cause de la célébration immédiate de la Pâque. Dans ce cas, le Sauveur eût été gardé dans les liens, l'excitation de la populace qui demandait sa mort à grands cris eût été apaisée, et une réaction se serait naturellement produite. La meilleure partie du

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