Ellen G. White Writings

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La Vie de Jésus-Christ, Page 92

Chapitre 9 — Mort de Jean-Baptiste

Jean-Baptiste était poussé par un esprit de réforme. La sagesse et la puissance de Dieu illuminaient son âme. L'inspiration d'En-Haut avait allumé en lui un saint zèle qui le porta à dénoncer les sacrificateurs juifs et à les menacer de la malédiction de Dieu. Ils avaient de grandes prétentions de sainteté, tandis qu'ils étaient étrangers à la charité, à la miséricorde et à l'amour de Dieu. Ils cherchaient par la somptuosité de leurs vêtements et leurs manières hautaines à inspirer la crainte et à commander le respect, tandis que le Très-Haut les avaient en horreur.

Tandis que leurs cœurs et leur conduite étaient en opposition à la volonté de Dieu; ils se séduisaient avec la vaine supposition que les biens éternels leur appartenaient, en vertu des promesses faites à Abraham, le père des fidèles. Ils n'étaient point revêtus d'humilité. Ils étaient destitués de la foi et de la piété d'Abraham. Ils n'avaient point acquis par leur intégrité et par la pureté de la vie cette valeur morale qui eût fait d'eux de vrais enfants d'Abraham; et pourtant ils s'attendaient à avoir part aux promesses que leur avait données le Seigneur. La manière courageuse avec laquelle Jean avait accusé les pharisiens et démasqué leur hypocrisie, avait frappé d'étonnement ceux qui avaient été accoutumés à les voir honorés et loués.

Sa prédication avait de tous côtés soulevé un grand intérêt. Ses appels pressants et la sincérité avec laquelle il réprimandait le mal avait réveillé les consciences. Le peuple était accouru des villes, des bourgades et des villages, attiré dans le désert par ses exhortations sérieuses et ferventes, par ses

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