Ellen G. White Writings

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Tempérance, Page 75

En lisant cela, beaucoup riront d'un tel avertissement. Ils diront: “Ce n'est pas le peu de vin ou de cidre que je bois qui peut me faire du mal.” Ces personnes sont les proies toutes désignées de Satan; il les conduit pas à pas, et elles ne se rendront compte du danger que lorsque les chaînes de l'habitude seront devenues trop fortes pour être brisées. Nous voyons quel est le pouvoir de l'appétit sur les hommes; des personnes de toutes professions, chargées de lourdes responsabilités, occupant un rang élevé, douées de nombreux talents, possédant de grandes connaissances, ayant des sentiments délicats, des nerfs solides, une puissante faculté de raisonnement, sacrifient tout à leur appétit et arrivent à perdre toute dignité humaine. Dans de nombreux cas, leur déchéance commence avec leur habitude de boire du vin ou du cidre. Sachant cela, je prends fermement position contre la fabrication du cidre et du vin.

Si chacun se montrait vigilant et fidèle, si chacun surveillait les petites brèches ouvertes par un usage modéré de vin et de cidre que l'on considère comme inoffensifs, le chemin de l'alcoolisme serait fermé pour toujours. — The Review and Herald, 25 mars 1884.

Chapitre 4 — Le vin dans la Bible

Le vin de Cana n'était pas fermenté — Nulle part la Bible ne sanctionne l'usage du vin fermenté. L'eau que Jésus changea en vin aux noces de Cana était le pur jus de raisin. C'était ce “jus de la grappe” dont l'Ecriture dit: “Ne la détruis pas, car il y a là une bénédiction!”

C'estl'Esprit du Christ qui donna cet avertissement aux Israélites: “Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses; quiconque en fait excès n'est pas sage.” Jésus n'en fabriqua jamais. Satan entraîne les hommes vers des plaisirs qui obscurcissent la raison et le sens moral, mais le Christ nous enseigne à nous maîtriser. Il ne place jamais devant les hommes ce qui pourrait être un objet de tentation. Sa vie tout entière fut un exemple d'abnégation. Lors de son jeûne de quarante jours, il se soumit à la plus terrible épreuve que puisse endurer l'homme, et cela pour briser la puissance de l'appétit. C'est l'Esprit du Sauveur qui fit prescrire à Jean-Baptiste de ne boire ni vin, ni boisson enivrante. Le même Esprit fit une recommandation semblable à la femme de Manoach, la mère de Samson. Jésus n'a jamais contredit ses enseignements. Le vin non fermenté qu'il fit aux noces de Cana était une boisson saine et rafraîchissante. C'est de ce vin que lui et ses disciples se servirent lors de la première Cène. C'est ce même vin qui devrait toujours être placé sur la sainte table, pour symboliser le sang du Sauveur. Ce sacrement ayant pour but de vivifier l'âme, les

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