Ellen G. White Writings

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Conseils pour l’École du Sabbat - Traduction, Page 97

aux besoins des enfants et faites-vous aimer d’eux. Si vous souhaitez que la vérité pénètre dans leur cœur, il vous faut tout d’abord gagner leur affection. -- Le foyer chrétien, p. 417, 418.

La puissance du silence

Ceux qui veulent diriger les autres doivent d’abord se diriger eux-mêmes. Si l’on s’emporte face à un enfant ou un jeune, on ne fera qu’éveiller son ressentiment. Quand des parents ou un maître s’irritent et s’exposent à parler inconsidérément, qu’ils se taisent. Il y a dans le silence une vertu extraordinaire.

Le maître doit savoir qu’il rencontrera des tempéraments obstinés, des cœurs endurcis. En face d’eux, il ne doit jamais oublier qu’il a été enfant lui aussi, qu’il a eu lui aussi à apprendre la discipline. Maintenant encore, malgré son âge, sa formation, son expérience, il commet souvent des fautes et doit faire appel à l’indulgence, à la patience. Il lui faut considérer qu’il a affaire à des êtres affligés des mêmes tendances au mal que lui. Ils ont presque tout à apprendre, et pour certains d’entre eux c’est beaucoup plus difficile que pour d’autres. Le maître doit agir patiemment avec les élèves obtus, sans blâmer leur ignorance, mais en saisissant chaque occasion de les encourager. Avec les élèves sensibles, fragiles, il doit se montrer plein de délicatesse. La conscience de ses propres faiblesses l’amènera à traiter sans cesse avec sympathie et patience ceux qui sont aux prises avec des difficultés.

La règle de vie donnée par le Seigneur : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement pour eux » (Luc 6. 31), devrait être adoptée par tous ceux qui assurent l’éducation des enfants et des jeunes qui sont eux aussi membres de la famille divine, héritiers de la vie. La règle du Christ doit être fidèlement respectée à l’égard des plus jeunes, des moins doués, des plus maladroits, de tous ceux aussi qui s’égarent et se rebellent…

Les bras accueillants du Christ

Le divin Maître supporte patiemment les hommes, avec leurs erreurs et leurs méchancetés. Son amour ne faiblit jamais ; ses efforts pour gagner le cœur de ses enfants sont sans relâche. Les bras ouverts, il attend, prêt à accueillir ceux qui s’égarent, se rebellent, apostasient même. Son cœur est sensible à la faiblesse de l’enfant maltraité, aux cris de souffrance qui montent vers lui. Tous les hommes sont précieux à ses yeux, mais les caractères durs, renfermés, obstinés sont particulièrement l’objet de sa compassion, de son amour ; c’est qu’il voit les causes et les effets. Il veille avec une sollicitude toute spéciale sur celui qui est facilement sujet à la tentation, porté au péché.

Les parents, les maîtres devraient cultiver les qualités de celui qui prend la défense des affligés, de ceux qui souffrent, qui sont tentés. Ils doivent « avoir de la compréhension pour les ignorants et les égarés » puisque eux-mêmes sont « sujets à la faiblesse ». (Hébreux 5. 2) Jésus nous traite bien mieux que nous ne le méritons ; ce qu’il fait pour nous, nous devons le faire pour les autres. Le comportement des parents,

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