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L'histoire de la Rédemption

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    Cloué sur la croix

    Parvenus au lieu de l'exécution, les condamnés furent fixés aux instruments de supplice. Tandis que les deux brigands se débattirrent lorsqu'on voulut les mettre en croix, Jésus, lui, n'offrit aucune résistance. La mère du Seigneur regardait, ulcérée d'angoisse, espérant toutefois qu'il ferait un prodige pour échapper à ses tortionnaires. Elle vit qu'on étendait ses mains sur la croix — ces mains bénies qui avaient dispensé tant de bienfaits, et qui étaient intervenues si souvent pour apaiser la souffrance. Puis on apporta un marteau et des clous. Quand ceux-ci furent enfoncés dans les chairs tendres, fixant les mains à la croix, les disciples, le cœur brisé, éloignèrent de ce spectacle atroce la mère du Sauveur qui ne pouvait en supporter davantage.HR 225.2

    Jésus ne fit entendre aucune plainte; son visage resta calme et serein, mais de grosses gouttes de sueur perlèrent sur son front. Nulle main secourable n'essuya cette sueur mortelle, aucune parole de sympathie ou de fidélité inébranlable ne vinrent réconforter son cœur humain. Seul il foulait au pressoir, et nul homme d'entre les peuples n'était avec lui. Ésaïe 63:3. Tandis que les soldats accomplissaient leur épouvantable besogne et qu'il souffrait la plus cruelle agonie, le Sauveur priait pour ses ennemis: “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font”. Luc 23:34. Cette prière du Christ pour ses ennemis englobait le monde entier, c'est-à-dire tous les pécheurs qui vivraient jusqu'à la fin des temps.HR 226.1

    Une fois que Jésus fut cloué à la croix, des hommes robustes se saisirent de celle-ci, la dressèrent et la plantèrent brutalement à l'endroit prévu, ce qui causa au Fils de Dieu une douleur extrêmement intense. Après quoi se déroula une scène affreuse: oubliant la dignité sacrée dont ils étaient investis, les prêtres, les chefs de la nation et les scribes se joignirent à la populace et se mirent à railler et à insulter le Fils de Dieu agonisant: “Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!” Luc 23:37. Certains, goguenards, se disaient les uns aux autres: “Il a sauvé d'autres gens, mais il ne peut pas se sauver lui-même!” Marc 15:31. Les hauts fonctionnaires du temple, les soldats endurcis, le brigand non repentant sur la croix, ainsi que les gens vulgaires et malveillants parmi la foule — tous unirent leur voix pour insulter le Christ.HR 226.2

    Les deux brigands qui furent crucifiés avec Jésus subirent les mêmes tortures physiques que lui; mais au milieu de ses souffrances, l'un d'eux devint toujours plus agressif et plus insolent, au point de se joindre aux moqueries des prêtres et de lui dire: “N'es-tu pas le Messie? Sauve-toi toi-même et sauve-nous!” Luc 23:39. L'autre brigand n'était pas un criminel endurci. Quand il entendit les paroles blessantes de son complice, il le reprit en disant: “Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même punition? Pour nous, cette punition est juste, car nous recevons ce que nous avons mérité par nos actes; mais lui n'a rien fait de mal”. Versets 40, 41. Puis le cœur de cet homme fut ému de compassion pour Jésus et la lumière céleste inonda son esprit. En ce Jésus meurtri, ridiculisé et suspendu à sa croix, il vit son Rédempteur, son unique espoir, et il lui demanda avec une humble foi: “Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne”. Le Sauveur lui répondit: “Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis”. Luc 23:43 (Segond).HR 226.3

    Les anges considéraient avec étonnement l'amour infini de Jésus qui, endurant les souffrances les plus intenses dans son esprit et dans son corps, ne pensait qu'aux autres, et exhortait à la foi l'âme repentante. Tandis qu'il sacrifiait sa vie, il manifestait pour l'homme un amour plus fort que la mort. Parmi ceux qui furent témoins des scènes du calvaire, nombreux furent ceux qui, grâce à elles, furent par la suite affermis dans la foi en Christ.HR 227.1

    Les ennemis de Jésus attendaient maintenant sa mort avec un espoir mélé d'impatience. Ils croyaient que cet événement ferait taire définitivement les rumeurs concernant sa puissance divine et ses merveilleux miracles. Ils se réjouissaient à la pensée qu'ils n'auraient plus à redouter son influence sur le peuple. Les soldats sans pitié qui avaient cloué le corps du Sauveur sur la croix se partagèrent ses vêtements et se disputèrent pour savoir lequel d'entre eux aurait pour lui la tunique tissée d'une seule pièce. Finalement, ils décidèrent de la tirer au sort. Cette scène avait été décrite dans le texte sacré plusieurs siècles avant qu'elle ne se déroule: “Des chiens m'environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. ... Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique”. Psaumes 22:17-19.HR 227.2

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