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L'histoire de la Rédemption

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    La décision du concile

    Jacques rendit son témoignage avec hardiesse en déclarant que Dieu désirait accorder aux Gentils les mêmes privilèges que ceux dont bénéficiaient les Juifs. Le Saint-Esprit jugea qu'il n'était pas nécessaire d'imposer la loi cérémonielle aux païens convertis. Après avoir mûrement réfléchi à la question, les apôtres parvinrent à la même conclusion: leur pensée était en harmonie avec l'Esprit de Dieu. Jacques présidait l'assemblée; il la clôtura par ces mots: “Je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu”. Actes 15:19 (Segond).HR 316.4

    Selon lui, il n'était pas sage d'imposer, ni même de recommander aux Gentils l'observation de la loi cérémonielle, et notamment de la circoncision. Jacques s'efforça de faire comprendre à ses frères qu'un réel changement de vie s'était opéré chez les païens convertis, et qu'il fallait éviter de les troubler par des questions secondaires susceptibles de faire naître dans leur esprit la perplexité et le doute, et de les décourager de suivre le Christ.HR 317.1

    De leur côté, les Gentils devenus chrétiens ne devaient rien faire qui soit de nature à les mettre en conflit avec leurs frères d'origine juive ou de susciter de leur part des préjugés contre eux. Les apôtres et les anciens tombèrent donc d'accord pour adresser aux païens convertis une lettre dans laquelle ils étaient exhortés à s'abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, de la fornication, de consommer de la chair d'animaux étouffés et du sang. Ils devaient garder les commandements de Dieu et vivre une vie sainte. Autant dire que ceux qui avaient déclaré la circoncision obligatoire n'y avaient pas été autorisés par les apôtres.HR 317.2

    Paul et Barnabas furent recommandés par le concile comme des hommes qui avaient exposé leur vie pour le Seigneur. Jude et Silas furent envoyés avec eux pour faire connaître verbalement aux Gentils la décision prise par l'assemblée. Ces quatre serviteurs de Dieu furent donc chargés de se rendre à Antioche munis de la lettre dont le contenu devait mettre un terme à toute controverse, car cette lettre émanait de la plus haute autorité existant sur la terre.HR 317.3

    L'assemblée qui régla le litige se composait des hommes qui avaient fondé les églises chrétiennes issues du judaïsme et de la gentilité. Etaient également présents les anciens de l'église de Jérusalem, des délégués d'Antioche et des églises les plus influentes. Ce concile ne prétendit pas à l'infaillibilité mais il agit conformément à l'inspiration divine et avec la dignité d'une Eglise établie par la voloné d'en haut. A la suite des délibérations de l'assemblée, les croyants comprirent que le Seigneur lui-même avait tranché le litige en accordant aux païens le Saint-Esprit, et qu'il appartenait à l'Eglise de suivre ses directives.HR 318.1

    Le corps entier des chrétiens ne fut pas appelé à statuer sur ce différend. Ce furent les apôtres et les anciens — hommes influents et au jugement sain — qui rédigèrent et publièrent le décret, lequel fut généralement accepté par les églises chrétiennes. Cependant, tous ne furent pas satisfaits de la décision qui avait été prise: un groupe de faux frères décidèrent d'entreprendre un travail sous leur propre responsabilité. Ils se complurent dans la critique, proposèrent de nouveaux plans et cherchèrent à saper l'œuvre accomplie par des hommes expérimentés que Dieu avait choisis pour prêcher la doctrine du Christ. Dès les origines, l'Eglise rencontra de tels obstacles auxquels elle sera confrontée jusqu'à la fin des temps.HR 318.2

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