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L'histoire de la Rédemption

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    Chapitre 49 — La Réforme reste en suspens

    Luther n'a pas mis un point final à la Réforme comme beucoup le pensent, mais celle-ci doit se poursuivre jusqu'à la fin de l'histoire de cette terre. Luther avait une grande œuvre à accomplir pour communiquer au monde la lumière que Dieu lui avait révélée; toutefois, il ne reçut pas toute la lumière qui devait être transmise à l'humanité. Depuis son époque jusqu'à nos jours, des lumières nouvelles n'ont cessé d'être dévoilées.HR 363.1

    Luther et ses collaborateurs avaient accompli une noble tâche pour le Seigneur; mais, étant eux-mêmes issus de l'Eglise romaine dont ils avaient cru et défendu les doctrines, on ne pouvait pas s'attendre à ce qu'ils discernent d'emblée toutes ses erreurs. Leur œuvre consistait à rompre les chaînes qui les liaient encore à Rome, et à diffuser la Bible dans le monde. Cependant, ils ne découvrirent pas certaines vérités importantes, et par ailleurs ils ne renoncèrent pas à certaines erreurs graves. La plupart des réformateurs continuaient à observer le dimanche et d'autres fêtes instituées par l'Eglise romaine. Certes, ils ne pensaient pas que le dimanche possédât le sceau de l'autorité divine, mais ils croyaient qu'il devait être sanctifié puisqu'il était généralement observé comme jour de culte dans la chrétienté. Toutefois, certains adeptes de la Réforme honoraient le sabbat prescrit dans le quatrième commandement. Parmi les réformateurs de l'Eglise, il faut rendre hommage aux hommes qui remirent en lumière une vérité généralement ignorée, même chez les protestants — notamment ceux qui ont souligné la validité du quatrième commandement et l'obligation d'observer le sabbat biblique. Quand la Réforme dissipa les ténèbres dans lesquelles la chrétienté tout entière était plongée, l'attention fut attirée sur les observateurs du sabbat en de nombreux pays.HR 363.2

    Ceux qui héritèrent des grandes bénédictions de la Réforme ne continuèrent pas d'avancer sur le chemin que Luther avait si bien tracé. De temps à autre, quelques hommes fidèles se levèrent pour proclamer une nouvelle vérité et pour dénoncer une erreur longtemps caressée; mais, comme les Juifs du temps de Jésus ou comme les papistes à l'époque de Luther, la plupart se contentaient de croire ce que leurs pères avaient cru et de vivre comme ils avaient vécu. Ainsi, la religion dégénéra de nouveau en formalisme: les erreurs et les superstitions, qui auraient dû être abandonnées si l'Eglise avait continué à avancer en suivant les lumières de la Parole de Dieu, furent conservées et entretenues. L'esprit suscité par la Réforme s'éteignit peu à peu, au point qu'un aussi grand besoin de réforme se fit sentir dans les Eglises protestantes que celle qui avait été nécessaire dans l'Eglise romaine au temps de Luther. Dans le protestantisme régnaient la même apathie spirituelle, le même attachement pour l'opinion des hommes, le même esprit du monde et la même disposition à substituer des théories humaines aux enseignements de la Parole de Dieu. L'orgueil et l'extravagance étaient encouragés au nom de la religion. En s'alliant avec le monde, les Églises se corrompirent. C'est ainsi que furent détruits les grands principes pour lesquels Luther et ses collaborateurs avaient déployé tant d'efforts et supporté tant de souffrances.HR 364.1

    Quand Satan vit qu'il n'avait pas réussi à éliminer la vérité par la persécution, il utilisa de nouveau la tactique qui avait abouti à la grande apostasie et à l'établissement de l'Eglise romaine: le compromis. Il incita les chrétiens à s'allier — cette fois non pas aux païens — , mais à ceux qui, en adorant le dieu de ce monde, sont de véritables idolâtres.HR 364.2

    La Bible étant désormais à la disposition de tous, Satan ne pouvait plus cacher aux humains la saint Livre. Mais il encouragea des milliers de gens à souscrire à de fausses interprétations et à des théories erronées, sans chercher dans les Ecritures pour connaître la vérité par eux-mêmes. Le grand adversaire avait déformé les doctrines de la Parole de Dieu; de plus, il permettait aux traditions de prendre racine afin de conduire à la ruine des millions de personnes. Au lieu de combattre pour la foi confiée une fois pour toutes aux saints, l'Eglise prônait et défendait ces traditions. Totalement inconscients de leur condition et du danger qu'ils couraient, l'Eglise et le monde s'approchaient à grands pas de l'heure la plus solennelle de l'histoire: celle de l'apparition du Fils de l'homme.HR 365.1

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