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L'histoire de la Rédemption

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    Un chef de file des réformes

    Il entrait dans les plans de Dieu que le brillant professeur se rendît à Rome. Le pape venait d'accorder une indulgence à ceux qui graviraient à genoux “l'escalier de Pilate”. Or, tandis que Luther accomplissait — à Rome — cet acte de dévotion, il entendit en lui-même une voix semblable à un tonnerre qui lui disait: “Le juste vivra par la foi”. Romains 1:17 (Segond). Alors, honteux et bouleversé, il se releva brusquement et s'éloigna. Cette parole fit toujours une profonde impression sur lui. A partir de ce jour, il comprit mieux que jamais combien il est vain de rechercher le salut par des œuvres humaines, et la nécessité de se confier sans cesse dans les mérites de Jésus-Christ. Désormais ses yeux étaient définitivement ouverts sur les erreurs sataniques de la papauté. En détournant son visage de la ville de Rome, il en avait aussi détourné son cœur, et, à compter de ce jour, l'abîme qui l'en séparait devait aller en s'élargissant jusqu'à la séparation complète.HR 351.2

    A son retour de la ville éternelle, Luther obtint de l'université de Wittenberg le diplôme de docteur en théologie. Il pouvait donc se consacrer mieux que par le passé à l'étude des Ecritures qu'il aimait tant. Il avait fait le vœu solennel d'approfondir et de prêcher fidèlement non pas les décisions et la doctrine des papes, mais la Parole de Dieu. Il n'était plus simplement moine ou professeur, mais le porte-parole autorisé du Livre saint. Appelé à paître le troupeau de Dieu — un troupeau qui avait faim et soif de vérité — le nouveau docteur affirmait que le chrétien ne peut accepter d'autre doctrine que celle qui repose sur les Ecrits sacrés. Une telle affirmation sapait les fondements même de la suprématie papale et résumait le principe vital de la Réforme.HR 352.1

    En tant que champion de la vérité, Luther entreprit courageusement son œuvre. Depuis la chaire, il fit entendre de solennels avertissements. Mettant en lumière le caractère odieux du péché, il enseignait que l'homme ne peut, par ses œuvres, atténuer sa culpabilité ou échapper au châtiment de Dieu. Seules la repentance et la foi en Jésus-Christ peuvent sauver le pécheur. La grâce du Christ, don gratuit de Dieu, ne pouvant s'obtenir à prix d'argent, Luther exhortait ses auditeurs non pas à acheter des indulgences, mais à se tourner avec foi vers le Sauveur crucifié. Evoquant sa douloureuse recherche du salut par des humiliations et des pénitences, il les assurait qu'il n'avait trouvé paix et joie qu'en détachant ses regards de lui-même pour les fixer sur Jésus-Christ.HR 352.2

    Les enseignements de Luther attiraient dans toute l'Allemagne l'attention des hommes réfléchis. De ses sermons et de ses écrits émanaient des flots de lumière qui éclairaient des milliers de personnes. Au formalisme qui avait si longtemps paralysé l'Eglise succédait une foi vivante, et jour après jour le peuple perdait confiance dans les superstitions de l'Eglise romaine. Les préjugés tombaient. La Parole de Dieu, à laquelle Luther soumettait toute doctrine et toute prétention, agissait comme une épée à deux tranchants qui pénétrait les cœurs. Partout se manifestait un désir de progrès spirituel. Partout on constatait une faim et une soif de justice qu'on n'avait pas vues depuis des siècles. Les regards du peuple, si longtemps figés sur des rites et des médiateurs humains, se tournaient maintenant, dans un élan de repentir et de foi, vers le Christ crucifié.HR 352.3

    Les écrits et la doctrine du réformateur se répandirent dans toute la chrétienté. Leur influence s'étendit jusqu'en Suisse et en Hollande. Des exemplaires de ses écrits pénétrèrent en France et en Espagne. En Angleterre, ses enseignements furent accueillis comme la parole de vie. Les vérités qu'il prêchait pénétrèrent aussi en Belgique et en Italie. Des milliers de personnes étaient tirées de leur léthargie mortelle et goûtaient la joie d'une vie d'espérance et de foi.HR 353.1

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