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L'histoire de la Rédemption

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    Les plaies

    Le cœur de Pharaon ne fut touché ni par le prodige du bâton de Moïse changé en serpent ni par l'eau du fleuve changée en sang, bien au contraire: sa haine envers le peuple d'Israël ne fit que grandir. Les exploits réalisés par les magiciens lui firent croire que les prodiges accomplis par Moïse étaient le résultat de la magie; mais quand la plaie des grenouilles cessa, il eut la preuve du contraire. En effet, Dieu aurait pu faire disparaître instantanément ces animaux et les réduire en poussière, mais il ne le fit pas; autrement, le roi et les Egyptiens auraient pu dire que ce miracle de l'invasion des grenouilles était un acte de magie, comme ceux accomplis par les magiciens. Les grenouilles moururent, et on en fit des monceaux. On en voyait partout et l'atmosphère en était infesté. Cette fois, Pharaon et toute l'Egypte se rendirent compte que leur prétendue philosophie était obligée de reconnaître que ce prodige n'était pas un produit de la magie, mais un châtiment envoyé par le Dieu du ciel.HR 114.2

    Les magiciens furent incapables de produire des poux. Le Seigneur ne permit pas que les poux surgissent ni à leurs propres yeux ni aux yeux des Egyptiens. Ainsi, l'Eternel privait Pharaon de tout motif d'incrédulité. Les magiciens eux-mêmes durent reconnaître: “C'est la puissance de Dieu qui est à l'œuvre!” Exode 8:15.HR 115.1

    Puis vint la plaie des mouches. Il ne s'agissait pas du genre de mouches inoffensives qui nous ennuient à certaines époques de l'année. Les mouches qui s'abattirent sur l'Egypte étaient grosses et venimeuses. Les piqûres qu'elles infligeaient aux hommes et aux animaux étaient très douloureuses. Mais Dieu isola son peuple des Egyptiens et il fit en sorte qu'aucune mouche n'apparaisse sur leur territoire.HR 115.2

    Après quoi l'Eternel envoya la peste parmi le bétail des Egyptiens, mais chez les Hébreux, pas une seule tête de bétail ne fut frappée. Puis, hommes et bêtes furent atteints d'ulcères; les magiciens eux-mêmes ne furent pas épargnés. Une fois ce malheur passé, le Seigneur envoya sur le pays d'Egypte la plaie de la grêle mêlée de feu, accompagnée d'éclairs et de tonnerre. Chaque plaie était annoncée avant qu'elle ne survienne, si bien qu'on ne pouvait pas dire qu'elle était un produit du hasard. Le Très-Haut montrait ainsi aux Egyptiens que toute la terre était soumise au Dieu des Hébreux — que le tonnerre, la grêle et l'orage obéissaient à sa voix. Pharaon, l'orgueilleux monarque qui avait un jour posé la question: “Qui est ce Seigneur à qui je devrais obéir?” (Exode 5:2), finit par s'humilier et dit: “Cette fois, j'ai eu tort. C'est mon peuple et moi qui sommes coupables; le Seigneur, lui, agit avec justice”. Exode 9:27. Il demanda même à Moïse d'intercéder en sa faveur auprès de Dieu, pour que cessent le tonnerre et les éclairs.HR 115.3

    L'Eternel envoya aussi la plaie redoutable des sauterelles. Le roi d'Egypte préférait souffrir des plaies plutôt que de se soumettre à Dieu. Sans éprouver le moindre remords, Pharaon vit s'abattre ces terribles fléaux sur tout le royaume. Le Dieu du ciel plongea ensuite le pays dans l'obscurité. Les habitants n'étaient pas seulement privés de lumière, mais l'atmosphère était si lourde qu'ils avaient de la peine à respirer. Pendant ce temps, les Hébreux jouissaient, là où ils habitaient, d'une atmosphère agréable et de la lumière nécessaire.HR 116.1

    Finalement, le Seigneur fit tomber sur l'Egypte la plus terrible de toutes les plaies dont le pays avait souffert jusqu'ici. C'étaient le roi et les prêtres idolâtres qui s'opposaient plus que quiconque à la requête de Moïse. Le peuple, lui, souhaitait que les Hébreux soient autorisés à quitter l'Egypte. Moïse informa Pharaon, les Egyptiens, ainsi que les Israélites de la nature et des conséquences de la dernière plaie. Cette nuit-là — si terrible pour les Egyptiens et si merveilleuse pour le peuple de Dieu — fut instituée la fête solennelle de la Pâque.HR 116.2

    Il était particulièrement pénible pour le roi d'Egypte comme pour un peuple fier et idolâtre de se soumettre aux exigences du Dieu du ciel. Il fallut du temps avant que Pharaon accepte de faire des concessions. Sous la pression des épreuves les plus dures, il cédait un peu de terrain; puis, une fois que l'épreuve était passée, il se ressaisissait et revenait sur sa parole. Ainsi, l'une après l'autre, les plaies s'abattirent sur l'Egypte, mais le monarque ne céda rien de plus que ce à quoi il fut contraint par les terribles manifestations de la colère divine. Il persista dans sa rébellion après que son pays eut été ruiné.HR 116.3

    Chaque fois qu'il refusait d'autoriser Israël à quitter l'Egypte, Moïse et Aaron expliquaient à Pharaon le fléau qui s'ensuivrait et ses conséquences. Chaque fois, le roi constatait que les plaies se produisaient conformément à ce qui avait été prédit; et pourtant, il refusait de céder. Dans un premier temps, il donna aux Hébreux l'autorisation d'offrir des sacrifices à Dieu en Egypte; puis, après que le pays eut souffert de la colère de l'Eternel, il limita cette autorisation aux hommes seulement. Une fois que l'Egypte eut été presque entièrement détruite par l'invasion des sauterelles, il consentit à ce que les femmes et les enfants aillent aussi, mais sans le bétail. C'est alors que Moïse dit à Pharaon que l'ange de l'Eternel tuerait tous les premiers-nés du pays.HR 116.4

    Chaque plaie était plus sévère que la précédente; mais celle-ci fut la plus terrible de toutes. L'orgueilleux monarque entra dans une violente colère, mais il refusa de s'humilier. Quand les Egyptiens virent les grands préparatifs que faisaient les Israélites au cours de cette sombre nuit, ils tournèrent en ridicule la marque du sang qu'ils avaient faite sur les linteaux de leurs portes.HR 117.1

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