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L'histoire de la Rédemption

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    La sépulture

    Jean ne savait pas quelles dispositions il devait prendre pour le corps de son Maître bien-aimé. Il craignait que, livré aux mains de soldats rustres et indifférents, il ne reçoive une sépulture indigne. Le disciple savait qu'il ne pouvait obtenir aucune faveur des autorités juives, et il ne comptait guère sur Pilate. Mais en la circonstance, Joseph (d'Arimathée) et Nicodème jouèrent un rôle important. Ils étaient membres du sanhédrin et connaissaient bien Pilate. L'un comme l'autre étaient des hommes riches et influents. Ils entendaient que le corps de Jésus bénéficie d'une sépulture honorable.HR 231.2

    Joseph d'Arimathée se rendit auprès de Pilate et lui demanda d'emblée le corps de Jésus pour assurer sa sépulture. Pilate donna donc l'ordre de mettre le corps à la disposition de Joseph. Tandis que Jean, le disciple, s'inquiétait de savoir ce qu'il allait advenir des précieux restes de son Maître bien-aimé, Joseph d'Arimathée, ayant accompli sa démarche, détenait l'autorisation voulue du gouverneur. De son côté, Nicodème, s'attendant à un résultat favorable après l'entrevue de Joseph avec Pilate, apporta un coûteux mélange de myrrhe et d'aloès, pesant environ trente kilos. Lors de leurs obsèques, les plus hauts dignitaires de Jérusalem n'auraient pu bénéficier de plus grands honneurs.HR 231.3

    De leurs propres mains, ils détachèrent avec délicatesse et respect le corps du Sauveur de l'instrument de torture où il avait été fixé. En considérant ce corps meurtri et déchiré, ces hommes fondirent en larmes. Ils le lavèrent soigneusement pour faire disparaître les taches de sang. Joseph possédait un tombeau tout neuf, creusé dans le roc, qu'il réservait pour sa propre sépulture; ce tombeau, situé à proximité du calvaire, il le réservait maintenant pour Jésus. Le corps fut soigneusement enveloppé d'un drap de lin et entouré des aromates apportés par Nicodème; puis les trois disciples transportèrent leur précieux fardeau jusqu'au sépulcre neuf, où personne n'avait été déposé jusqu'ici. Là, ils redressèrent les membres lésés et joignirent les mains percées du Seigneur sur sa poitrine inerte. Les femmes galiléennes s'approchèrent pour s'assurer que tout ce qui pouvait être fait pour la dépouille de leur Maître bien-aimé l'avait été. Elles virent que la lourde pierre avait été roulée pour fermer l'entrée du sépulcre, et que le Fils de Dieu y reposait en paix. Restées les dernières au pied de la croix, ces femmes furent aussi les dernières à quitter le tombeau du Christ.HR 232.1

    Bien que les chefs de la nation juive aient réussi à mener à bien leur projet diabolique en mettant à mort le Fils de Dieu, cette mort ne les empêchait pas d'avoir peur de lui, et ils restaient sur le qui-vive. La satisfaction d'avoir pu ainsi se venger était troublée par la crainte permanente que son cadavre, qui reposait maintenant dans le tombeau de Joseph, ne ressuscite. Aussi, “les chefs des prêtres et les Pharisiens allèrent ensemble chez Pilate et dirent: Excellence, nous nous souvenons que ce menteur, quand il était encore vivant, a dit: ‘Après trois jours, je reviendrai à la vie’. Veuillez donc ordonner que le tombeau soit gardé jusqu'au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas voler le corps et ne puissent pas dire ensuite au peuple: ‘Il est revenu de la mort à la vie’”. Matthieu 27:62-64. Pilate craignant, tout comme les Juifs, que le Christ ne ressuscite avec puissance d'entre les morts et qu'il ne punisse ceux qui l'avaient condamné, mit à la disposition des prêtres une escouade de soldats romains en leur disant: “Voici des soldats pour monter la garde. Allez et faites surveiller le tombeau le mieux que vous pourrez. Ils allèrent donc organiser la surveillance du tombeau: ils scellèrent la pierre qui le fermait et placèrent les soldats pour le garder”. Matthieu 27:65, 66.HR 232.2

    Les Juifs tirèrent donc profit de la garde qui leur était offerte pour surveiller le tombeau de Jésus. Ils mirent les scellés sur la pierre qui en fermait l'entrée, afin que celle-ci ne soit pas déplacée sans qu'on s'en aperçoive, et ils prirent toutes les dispositions nécessaires, de peur que les disciples n'usent d'un subterfuge en enlevant le corps de leur Maître. Mais tous leurs plans et toutes ces précautions ne servirent qu'à faire mieux ressortir la victoire de la résurrection et à en établir plus solidement la certitude.HR 233.1

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